Soudan. Meriam Yehya Ibrahim condamnée à mort pour ses croyances religieuses

Le 15 mai dernier, la jeune soudanaise Meriam Yehya Ibrahim a été condamnée à 100 coups de fouet pour « adultère » et à la peine de mort par pendaison pour « apostasie » en vertu des articles 146 et 126, respectivement, du Code pénal soudanais. Cette femme est une prisonnière d’opinion, déclarée coupable en raison de ses croyances et de son identité religieuses. Meriam Yehya Ibrahim vit en prison avec son premier enfant d’environ deux ans et vient d’accoucher de son second enfant. Le 15 mai 2014, un tribunal de Khartoum, la capitale du Soudan, l’a condamnée à mort après qu’elle a refusé de renier sa foi. Le 11 mai, ce tribunal avait décidé de lui laisser trois jours pour ce faire, après l’avoir déclarée coupable d’« adultère » et d’« apostasie ». Meriam Yehya Ibrahim a été accusée d’adultère pour s’être mariée avec un chrétien du Soudan du Sud. Le tribunal a ajouté l’apostasie comme chef d’inculpation lorsque Meriam Yehya Ibrahim, élevée dans la foi orthodoxe (sa mère était chrétienne et son père musulman a été absent pendant son enfance), a déclaré qu’elle était chrétienne et non musulmane. La date de l’exécution n’a pas encore été annoncée. Selon le Code pénal soudanais, une femme dont la grossesse est avancée ne peut être exécutée avant d’avoir accouché et d’avoir pris soin de l’enfant pendant deux ans. Un porte-parole du gouvernement aurait déclaré que Meriam Yehya Ibrahim pouvait faire appel du jugement devant une juridiction supérieure. Amnesty International estime que la peine de mort constitue le châtiment le plus cruel, (...)

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