Action : Il faut mettre fin aux expulsions forcées de Roms en France

Carmen, 27 ans, a un fils de huit ans et une fillette de quatre ans. Elle vivait dans une cabane de fortune à Villeneuve-le-Roi avant d’être expulsée de force, le 11 septembre 2012. Elle s’est vue proposer deux nuits d’hébergement d’urgence dans un hôtel. La police ne l’a pas autorisée à récupérer ses affaires durant l’expulsion et elle a dû marcher plusieurs heures avec enfants et bagages avant d’arriver à l’hôtel, qui se trouvait à plusieurs kilomètres de la gare la plus proche. Elle n’y est restée qu’une seule nuit, en raison de l’éloignement de son lieu de vie. Lorsque les délégués d’Amnesty International l’ont rencontrée le 22 septembre, elle s’était installée sous une petite tente pour deux personnes, avec son mari et ses deux enfants, dans un campement informel de Champs-sur-Marne. Il n’y avait ni eau ni toilettes, et aucun des enfants n’était inscrit à l’école. Le 16 octobre, un huissier est venu remettre aux habitants de ce site une sommation à comparaître, au sujet de leur expulsion. L’audience était fixée au 27 novembre devant le tribunal de grande instance de Meaux. Chaque année, des milliers de Roms risquent d’être expulsés en Île-de-France. Il est à peine imaginable que de nombreux Roms vivent en France sans avoir accès à l’eau, à l’électricité, au service de voirie, à l’enseignement et aux services de santé. Une nouvelle approche interministérielle du gouvernement a résulté au mois d’août 2012 en l’adoption d’une circulaire précisant les meilleures pratiques relatives aux mesures à prendre avant et (...)

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