Signer en ligne Il faut de toute urgence protéger les civils en République centrafricaine

Des centaines de milliers de civils ont besoin d’une protection efficace de la communauté internationale. Le 24 mars marquait le premier anniversaire du coup d’État en République centrafricaine. Appelez le gouvernement des États-Unis, en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, à agir sans attendre. Ces derniers mois, tandis que les forces de la Séléka se retiraient vers le Nord, commettant de graves atteintes aux droits humains contre les civils, des milices anti-balaka ont lancé des attaques incessantes contre la population musulmane. Les forces internationales de maintien de la paix actuellement présentes – les soldats français de l’opération Sangaris et les hommes de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) sous conduite africaine – n’ont pas été en mesure de contenir la violence ni de freiner la fuite de communautés musulmanes entières vers les pays voisins. Selon les dernières estimations des Nations unies début mars, seuls 900 des 140 000 musulmans de Bangui sont encore présents dans la capitale, et tous craignent pour leur vie. Des dizaines de villes et de villages du tiers ouest du pays ont été vidés de force de leurs habitants musulmans – dont le nombre s’élevait à plusieurs milliers de personnes. De nombreuses habitations, églises et mosquées ont été détruites, comme a pu le constater Amnesty (...)

Nos recherches et différents rapports, dont le dernier remis par le secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité, indiquent que les milices anti-balaka sont de plus en plus organisées et que les forces de la Séléka se regroupent dans le nord-est de la République centrafricaine. La situation est encore aggravée par la prolifération croissante des armes dans le pays, en violation de l’embargo décrété par le Conseil de sécurité.

L’ordre public n’existe plus et l’impunité est totale pour les graves crimes qui sont commis, y compris les crimes contre l’humanité, comme les homicides, les violences sexuelles, les pillages et les destructions de villages entiers.

Parallèlement, des milliers de personnes contraintes de fuir les violences en République centrafricaine se trouvent désormais confrontées à une nouvelle catastrophe humanitaire au Tchad et au Cameroun voisins. La saison des pluies s’annonce et leur situation déjà désespérée se détériorera rapidement si des abris, de la nourriture et des services de santé ne sont pas mis de toute urgence à leur disposition. Il est urgent que la communauté internationale coordonne une action visant à aider les autorités à éviter une nouvelle crise humanitaire.

N’hésitez pas à consulter notre carte interactive. Elle vous permet de consulter divers témoignages et de comprendre la crise des droits humains en République centrafricaine. Afficher la carte

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Ahmed H. doit être autorisé à rentrer chez lui

Ahmed H., incarcéré à tort pour « complicité d’acte terroriste », n’a plus vu sa femme et ses filles depuis 4ans. Chypre doit l’autoriser à rentrer chez lui, auprès de sa famille. Il risque d’être renvoyé en Syrie.