Action : Au Brésil, des femmes et des filles sont particulièrement exposées à la violence de certaines forces policières

L., âgée de quinze ans, soupçonnée d’avoir volé un téléphone portable, a été arrêtée par des policiers le 21 octobre 2007 à Abaetetuba (État du Pará). Une policière l’a placée dans une cellule du poste où se trouvaient entre 20 et 30 hommes. L. est restée dans cette cellule pendant vingt-quatre jours. Elle aurait été violée cinq à six fois par jour durant cette période. Selon les informations recueillies, les autres détenus lui confisquaient sa nourriture et ne la lui redonnaient qu’en échange de faveurs sexuelles. L. a été brûlée avec des cigarettes et des briquets lorsqu’elle a tenté de se défendre. Après les protestations de certains détenus, qui ont réclamé le transfert de L. dans une cellule pour femmes, des policiers lui ont coupé les cheveux afin de dissimuler qu’elle était une fille. L. a été présentée pendant sa détention à un juge, qui n’a rien fait pour la sortir de cette cellule. Bien que la législation oblige les autorités à informer les proches en cas de placement en détention d’un mineur, la famille de la jeune fille n’a jamais été prévenue. Après sa remise en liberté, la jeune fille a expliqué que des policiers avaient menacé de la tuer si elle ne quittait pas la région. Elle a été conduite hors de l’État et fait l’objet de mesures de protection. Les membres de la famille de L. auraient également été menacés et ont bénéficié d’un programme de protection des témoins. Depuis de nombreuses années, Amnesty International fait état des violences policières au Brésil, dont les menaces, les passages à tabac et les (...)

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