Brésil : Stop aux exécutions extrajudiciaires commises par la police militaire

La police militaire de l’État de Rio de Janeiro a eu recours à la force létale de manière disproportionnée, inutile et arbitraire. Entre 2005 et 2014, 5 132 personnes ont été tuées par des officiers de police dans l’exercice de leur fonction, dans la ville de Rio de Janeiro. La majorité des victimes étaient des jeunes Noirs vivant dans les favelas ou appartenant à des communautés pauvres.

Les exécutions extrajudiciaires durant les opérations de la police militaire restent fréquentes. En général, les registres répertoriant ces morts comme des « homicides résultant d’une intervention de police », décrivent un contexte de confrontation dans lequel la police aurait réagi en situation de légitime défense. Les cas font rarement l’objet d’enquêtes visant à déterminer si l’usage de la force létale était nécessaire et proportionné.

L’absence d’enquêtes impartiales et efficaces permet d’utiliser ces registres comme un écran de fumée pour dissimuler des exécutions extrajudiciaires.

D’autres violations des droits humains telles que des menaces et des intimidations de témoins et de défenseurs des droits humains alimentent le cycle de violence et d’impunité.

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