Écrire Au moins 485 victimes de disparitions forcées

ASA 33/037/2007 - AU 304/07 Le 13 novembre, la Cour suprême pakistanaise devait examiner les cas de 485 victimes de disparitions forcées. À la suite de l’instauration de l’état d’urgence par le Général Parvez Moucharraf, le 3 novembre, le président de la Cour suprême du Pakistan et d’autres juges de haut rang ont été destitués sommairement. De ce fait, le désordre règne à la Cour suprême. Toutes les audiences relatives aux disparitions forcées sont actuellement suspendues. On ignore tout de la situation des personnes – parmi des centaines d’autres – dont les cas devaient être examinés le 13 novembre. Ces dernières risquent de subir des tortures et d’autres formes de mauvais traitements. La grande majorité de ces personnes, dont certaines ont été qualifiées de terroristes ou de menaces pour la sécurité nationale, n’a été inculpée d’aucun crime et serait détenue au secret, arbitrairement, dans des lieux inconnus, ou aurait été remise illégalement aux autorités d’autres pays, dont les États-Unis. Les 485 personnes en question ne représentent qu’une fraction du total présumé des victimes de disparitions forcées, depuis le début de la « guerre contre le terrorisme », en 2001. Le caractère clandestin de la « guerre contre le terrorisme » rend impossible tout recensement précis de ces disparitions. Amnesty International estime toutefois que leur nombre s’élève à plus de 2 000 depuis l’année 2001. La Cour suprême avait fait preuve de fermeté au sujet des disparitions forcées, en demandant au gouvernement et aux services de (...)

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