Action : Dans le Nord de l’Afrique Centrale, en proie à la violence, la guerre n’épargne pas les enfants

A son retour à la maison, elle avait perdu du poids et était devenue très timide. Ousmane Bi Yunusa, père d’une fillette de neuf ans enlevée par des bandits armés et rendue à sa famille après le versement d’une rançon. Les enfants sont en danger dans le nord de la République centrafricaine. Alors qu’un conflit armé ravage cette région, des bandits armés, appelés zaraguinas ou coupeurs de route, pratiquent les enlèvements d’enfants. Ces enlèvements visent dans la plupart des cas le groupe ethnique des Mbororos (Peulhs), éleveurs nomades qui vivent dans plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest. De nombreux réfugiés mbororos de République centrafricaine se trouvent actuellement dans des camps du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dans le sud du Tchad. La plupart ont fui en raison du conflit qui sévit dans le nord de la République centrafricaine et de la pratique largement répandue consistant à enlever des enfants contre rançon. La dernière fois, Karim a été kidnappé avec 50 autres enfants de mon village [Bata, près de Bozoum], et chaque parent a dû verser une somme d’argent énorme pour que les zaraguinas libèrent son enfant. Buba Djafun, père de Karim Buba. Les enfants sont généralement enlevés alors qu’ils gardent le bétail de la famille dans la brousse, à proximité des villages. Il arrive aussi qu’ils soient capturés chez eux, dans les villages. L’enfant est relâché une fois que ses parents ou des proches ont versé une lourde rançon, dépense qui laisse souvent les familles dans (...)

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