Signer en ligne Action : Tunisie, pratiques et politiques répressives des autorités tunisiennes à l’égard d’anciens prisonniers politiques

Abdellatif Bouhajila, ancien prisonnier politique, est en grève de la faim depuis le 11 octobre à son domicile, dans la banlieue de Tunis ; il demande que soit respecté son droit à obtenir un passeport afin de pouvoir se rendre à l’étranger pour des soins de santé urgents. Abdellatif Bouhajila a déclaré à Amnesty International : « Lors de la grève de la faim que j’ai faite en 2008, je demandais aux autorités qu’elles m’accordent les soins médicaux gratuits et le passeport auxquels j’ai droit. Deux années ont passé depuis ma rencontre avec deux représentants du ministère de la Santé publique qui m’avaient promis de m’aider mais mon dossier n’a pas avancé, les promesses n’ont pas été tenues et ma santé se dégrade. Aujourd’hui, ma seule revendication porte sur l’obtention d’un passeport qui me permettra de me rendre à l’étranger pour me faire soigner. » Depuis sa libération conditionnelle à la faveur d’une grâce présidentielle en novembre 2007, il n’a pu obtenir de passeport en dépit de requêtes répétées. Abdellatif Bouhajila a subi une opération des reins lors de sa détention en 2002 ; il souffre toujours de problèmes cardiaques et rénaux et son état de santé resterait précaire en raison des mauvais traitements subis en prison et de ses nombreuses grèves de la faim. Les appels d’Amnesty International aux autorités tunisiennes en faveur d’Abdellatif Bouhajila sont restés sans effet. Deux autres anciens prisonniers, Mohammed Rihimi et Mohamed Akrout, auraient également entamé une grève de la faim pour protester contre (...)

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