Action : Libérables mais toujours à Guantánamo

Environ un quart des personnes toujours détenues à Guantánamo en cette fin d’année 2007 auraient dû être remises en liberté ou transférées ailleurs. Plusieurs dizaines ne peuvent pas être renvoyées dans leur pays parce qu’elles risqueraient d’y être torturées ou de subir d’autres violations de leurs droits fondamentaux. Elles sont maintenues en détention pour une durée illimitée. Aucune n’a jamais été inculpée d’une quelconque infraction, encore moins condamnée. Le gouvernement des Etats-Unis a demandé à des pays d’accueillir des ex-détenus de Guantánamo autres que leurs propres ressortissants. À ce jour un seul – l’Albanie – a accepté d’en recevoir, et il s’agissait de personnes reconnues comme n’étant pas des combattants ennemis. La réticence des pays tiers est peut-être exacerbée par le système américain d’examen des cas individuels, puisque les personnes ayant besoin d’un nouveau domicile demeurent étiquetées combattants ennemis. Leur remise en liberté fait l’objet de recommandations formulées par les Conseils de révision administrative, c’est-à-dire des comités d’officiers de l’armée qui procèdent tous les ans à la révision des cas. Ces comités s’appuient sur des informations classées secrètes auxquelles les détenus n’ont pas accès, sur des preuves par ouï-dire qu’ils ne peuvent pas contester et sur des données obtenues par des moyens illégaux, tels que la torture ou d’autres formes de mauvais traitements. Les Comités de révision ont le choix entre trois recommandations : la libération sans conditions du détenu et son (...)

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Marathon 2017 : SIGNEZ POUR LES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS

Cette année, les 10 individus en danger du Marathon des lettres sont des défenseurs des droits humains. Ils ont tous besoin de votre aide. Nous vous proposons de signer pour eux, en un seul clic.