Action : Droit aux réparations pour les victimes de violences sexuelles

Amnesty International est préoccupée de constater que, depuis la fin du conflit en Sierra Leone, les autorités n’ont pas fait grand-chose pour que les victimes de violences sexuelles obtiennent justice et que leur soient accordées des réparations significatives, complètes et efficaces. Les personnes ayant subi des violences sexuelles sont confrontées à de nombreux problèmes, en particulier à la honte et à la réprobation sociale. Elles sont très fréquemment en butte à la discrimination et au rejet de la part de leur milieu d’origine. Cette honte et cette réprobation liées au viol et à la violence sexuelle ont une grande influence sur leurs choix et limitent leurs possibilités dans tous les domaines. Le sentiment de honte ressenti après un viol a de profondes répercussions sur la santé physique et mentale des femmes et des jeunes filles, et influence souvent leur décision de chercher ou non l’aide médicale nécessaire. Leur réticence à faire appel aux services mis à leur disposition apparaît également dans leur participation au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) et à la Commission de la vérité et de la réconciliation (TRC), bien plus faible que celle de leurs homologues masculins. De ce fait de nombreuses femmes et jeunes filles n’ont pas accès aux services prévus dans le cadre du DDR. Le rejet par la famille et la société a de graves conséquences économiques pour les victimes, qui sont renvoyées de chez elles et privées de moyens d’existence. Elles sont souvent abandonnées par (...)

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