Action : Darfour, les femmes demeurent les principales victimes du conflit

Le risque de viol y est omniprésent. Ainsi qu’une femme du camp d’Al Daein, au Darfour méridional, l’a déclaré le 30 novembre 2007 à John Holmes, coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, les femmes sont les principales victimes du conflit. Nous avons perdu nos maris, nos villages et nos familles et nous ne pouvons même pas nous rendre en ville ni ramasser du bois en sécurité ; cela dure depuis quatre ans. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans les camps de déplacés. Dans certains cas, les hommes de la famille ont été tués ou sont partis. Bien que les hommes exercent les principales fonctions d’autorité dans tous les camps, de nombreux foyers sont dirigés par des femmes et, comme c’est souvent le cas en cas de une crise ou de conflit, ce sont les femmes qui maintiennent la cohésion familiale. Au Darfour, les attaques qui ont forcé les habitants à fuir leurs terres se sont accompagnées non seulement d’homicides mais aussi de viols. Ces actes ont connu une ampleur sans précédent lors de la campagne massive de déplacement forcé à partir de 2003. Les Janjawids ont utilisé le viol comme arme pour humilier et punir ; les agressions ont souvent été perpétrées en public et des femmes ont été emmenées dans les campements des Janjawids où elles ont été gardées pendant plusieurs mois comme esclaves sexuelles. Toutes les personnes déplacées avec lesquelles Amnesty International a été en contact ont fait le même récit. Les camps sont entourés d’une ceinture de terre dévastée de plus en plus large, (...)

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