Signer en ligne La répression contre les opposants politiques doit cesser

« Si nous étions dans un pays libre, mon frère n’aurait pas été tué... son seul “crime” était de penser différemment. » C’est le sort de milliers de victimes des forces de sécurité qui, sous le commandement de Nicolás Maduro, ont pris pour cible ceux qui sont descendus dans la rue pour exiger un changement de gouvernement au Venezuela.

CINQ ANNÉES DE RÉPRESSION À L’ÉGARD DES OPPOSANTS POLITIQUES

En 2014, Nicolás Maduro, succède à Hugo Chávez à la tête de l’État vénézuélien. Depuis, outre la situation économique et sociale toujours plus chaotique, il n’a eu de cesse de réprimer, et ce de façon de plus en plus violente, tous types d’opposition. Déjà en 2014, les premiers rassemblements exigeants son départ avaient fait 43 morts.

De nouvelles protestations ont eu lieu du 21 au 25 janvier 2019, notamment dans des quartiers populaires de Caracas mobilisés contre Maduro. Lors de ces manifestations, les forces de sécurité ont recouru à une force démesurée. Ainsi, en seulement cinq jours, au moins 41 personnes sont mortes au cours des manifestations, toutes blessées par balle. Plus de 900 personnes ont été détenues arbitrairement ; rien que le 23 janvier (jour où les manifestations ont eu lieu dans tout le pays), 770 détentions arbitraires ont été signalées. Lors de cette vague de répression, des armes de guerre de type AK auraient été utilisées contre la population.

IMPUNITÉ FACE AUX VIOLATIONS

Les preuves indiquent que les autorités de l’État ont procédé à des exécutions extrajudiciaires ciblées de personnes qui ont pris part aux manifestations. Les forces de sécurité étatiques auraient ensuite altéré les scènes de crimes et décrit les victimes comme étant des délinquants et indiqué que plusieurs d’entre elles avaient un casier judiciaire, tentant ainsi de justifier leur mort.

Or au Venezuela, l’accès à la justice est quasi inexistant et l’indépendance de la justice n’est plus garantie. Ainsi, lors de la vague de répression récente, plusieurs adolescents ont été arrêtés et placés dans un « centre de réadaptation pour mineurs » pour avoir participé à une manifestation ou simplement regardé. Le 29 janvier, l’une des juges chargés de cette affaire a déclaré publiquement qu’elle avait reçu l’ordre de maintenir les adolescents en détention, alors que cela n’était pas justifié d’un point de vue juridique. À la suite de cette déclaration, elle a été démise de ses fonctions et a quitté le pays.

L’ÉTAT DOIT RENDRE DES COMPTES À LA POPULATION

« Les autorités placées sous l’autorité de Nicolás Maduro recourent à la peur et aux sanctions pour tenter d’imposer une ignoble stratégie de contrôle social visant celles et ceux qui réclament un changement. Son gouvernement s’en prend aux personnes les plus pauvres, qu’il prétend pourtant défendre, en les tuant, en les arrêtant et en les menaçant  », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.

L’État doit mettre fin à ces violations massives des droits humains. Signez cette pétition demandant au Conseil des droits de l’homme des Nations unies d’enquêter et de faire pression sur le gouvernement vénézuélien pour que ces violations cessent.

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Halte à l’afflux d’armes vers le Yémen

Des armes wallonnes et de l’équipement militaire belge impliqués dans le conflit meurtrier au Yemen ! Nous devons faire cesser les transferts d’armes utilisées pour perpétrer ces violations des droits humains. Signez !