Signer en ligne Syrie : Non aux frappes contre les civils

"Nous pensions que les forces qui venaient chasser Daesh [EI] savaient ce qu’elles faisaient et s’en prendraient à Daesh en épargnant les civils. Nous étions naïfs. Quand nous avons réalisé à quel point la situation était devenue dangereuse partout, il était trop tard ; nous étions piégés." Rasha Badran, résidente de Raqqa qui, avec son mari, a perdu toute sa famille, y compris Tulip, leur fille unique d’un an. Ils ont enterré son petit corps près d’un arbre avant de fuir la ville.

L’année dernière, la Coalition menée par les États-Unis a tué des familles entières à Raqqa, une ville au nord-est de la Syrie.

Mise à jour du 7/8/2018 : Les recherches d’Amnesty International ayant amené la coalition militaire dirigée par les États-Unis à reconnaître l’homicide de dizaines de civils lors de son offensive contre Raqqa, elle doit de toute urgence diligenter une enquête approfondie et indépendante, afin de dévoiler le bilan parmi la population civile et d’accorder des réparations aux victimes et à leurs familles.

Des civils pris entre l’EI et la Coalition

En juin 2017, la Coalition a lancé une opération militaire pour évincer le groupe armé se désignant sous le nom d’État islamique (EI) de sa soi-disant “capitale”. Cette coalition inclut notamment les États-Unis, la France, le Royaume-Uni. La Belgique en est également membre et à ce stade, le rôle joué par la Belgique dans ces frappes n’est pas clair.

Mais au lieu de cibler uniquement Daesh, cette coalition a causé la mort de centaines de civils et ont blessé des milliers d’autres, tout en détruisant une grande partie de la ville. Au final, les civils, étaient pris entre deux assaillants.

De possibles crimes de guerre

Selon la Coalition, sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles. Cette affirmation est tout simplement fausse.

Nos chercheurs se sont rendus à Raqqa et ont fait état d’un niveau de destruction comparable à tout ce qu’ils ont pu constater dans toutes les zones de guerre où ils se sont rendus depuis des décennies. Les maisons, les bâtiments privés et publics et les infrastructures ont été réduits en ruines ou irrémédiablement endommagés.

Durant les quatre années où il a contrôlé la ville, l’EI a commis de nombreux crimes de guerre. Toutefois, ces violations – dont l’utilisation de civils comme boucliers humains – ne dégagent pas la coalition de son obligation de prendre toutes les précautions possibles pour limiter les dommages infligés aux civils. C’est l’utilisation répétée d’armes explosives dans des zones d’habitation, où la coalition savait pourtant que des civils étaient piégés, qui est la cause de la dévastation de la ville et du nombre si important de morts et de blessés. Même avec des armes de précision, tout repose dans le choix des cibles

Des familles entières ont été tuées à Raqqa. Des familles comme les nôtres.

Demandez aux autorités belges de faire pression pour que la Coalition dirigée par les États-Unis reconnaisse l’ampleur des pertes civiles à Raqqa, enquête correctement sur les frappes aériennes qui ont tué des civils, fasse preuve de transparence et fournisse une réparation aux victimes.

En rendant la justice pour ceux qui ont été injustement tués à Raqqa, nous pouvons aider à faire en sorte que des crimes similaires ne se reproduisent plus à l’avenir.

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