Signer en ligne Empêchez la condamnation à mort du photoreporter Shawkan

Mahmoud Abu Zeid, plus connu sous le nom de Shawkan, 30 ans, a été arrêté en 2013 alors qu’il prenait des photos dans le cadre de sa profession de photoreporter. Il est un prisonnier d’opinion et risque la peine de mort simplement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression.

ARRÊTÉ POUR AVOIR EXERCÉ SON MÉTIER

Le 14 août 2013, près de la place Rabaa al Adawiya au Caire, a eu lieu une manifestation pour le président déchu de l’Égypte, Mohamed Morsi. Des centaines de personnes sont décédées ce jour-là. Les forces de sécurité ont en effet utilisé des gaz lacrymogènes, des fusils de chasse et ont tiré directement sur les manifestants pour les disperser. Trois photojournalistes présents sur les lieux prenaient des photos lors de la violente dispersion du sit-in de la place, dont l’Égyptien Mahmoud Abu Zeid, alias Shawkan. Lorsque les policiers l’ont identifié comme étant un journaliste, ils l’ont battu et arrêté.

DANS L’ATTENTE D’UNE DÉCISION DE JUSTICE DEPUIS 2013

Le procureur a interrogé Shawkan deux jours après son arrestation, le 16 août, sans la présence d’un avocat. Le photojournaliste a démenti tout lien avec les Frères musulmans, organisateurs de la manifestation. À l’issue de cet interrogatoire, Shawkan a été placé en détention provisoire, le temps que l’investigation continue. Plus de quatre ans plus tard, il y est encore, en violation de la durée maximale de détention provisoire prévue par le Code égyptien de procédure pénale. Il est le seul journaliste égyptien à avoir été soumis à une période supérieure à la durée légale. Shawkan est un prisonnier d’opinion.

Le 11 août 2015, le procureur a renvoyé le photojournaliste en justice avec 738 autres personnes pour avoir participé à la protestation pacifique de Rabaa al Adawiya. Ils sont tous inculpés “d’appartenance à un groupe interdit” en référence aux Frères musulmans, de “meurtre”, de” dégradation de biens privés et publics” et de “détention d’armes à feu et d’armes blanches”. La justice n’a pas établi de responsabilité pénale individuelle pour chaque accusé. Le 3 mars 2018, le procureur a requis la peine de mort contre les 738 accusés.

En 2016, un représentant du ministère public a établi 9 chefs d’inculpation forgés de toutes pièces à l’encontre de Shawkan. Il est aujourd’hui confronté à 24 chefs d’inculpation. Avant le procès, les avocats de Shawkan s’étaient vu refuser l’accès à des documents clés liés à l’affaire, notamment la liste des chefs d’accusation. Jusqu’à présent, l’accusation n’a pas produit des éléments suffisants pour prouver que Mahmoud Abu Zeid est, en effet, coupable.

Depuis le 12 décembre 2016, la Cour criminelle ajourne systématiquement l’audience de Shawkan.

Par ailleurs, malgré la dégradation de son état de santé liée à l’hépatite C dont il est atteint, Shawkan ne reçoit toujours pas de traitement médical. Sa famille a déposé une vingtaine de recours auprès du procureur afin d’obtenir une remise en liberté pour raison de santé, mais en vain. Cependant, en 2017, le procureur a présenté un compte rendu établi sur l’état de santé de Shawkan affirmant que ce dernier ne souffre d’aucune maladie et qu’il est en “très bonne” santé. Lors de la même audience, le juge a ordonné une enquête sur les allégations faites par plusieurs des détenus, dont Shawkan, selons lesquelles l’administration pénitentiaire leur a infligé des mauvaises traitements non seulement en les soumettant à des agressions physiques, mais aussi en les privant de médicaments et d’articles de toilette.

DEMANDEZ LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DE SHAWKAN

Signez notre pétition pour demander aux autorités égyptiennes d’abandonner toutes les charges pesant à l’encontre de Shawkan et de le libérer immédiatement et sans condition. Shawkan est un prisonnier d’opinion détenu uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression.

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