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En 2015, 65,3 millions de personnes, soit une personne sur 113, étaient déracinées par le conflit et la persécution à travers le monde. Parmi eux, on compte 21 millions de réfugiés. Tandis que beaucoup en Grèce, en Irak, sur l’île de Nauru ou aux frontières syriennes et jordaniennes attendent désespérément un toit, d’autres au Kenya ou au Pakistan sont de plus en plus harcelés par les autorités. D’autres encore sont face à l’inefficacité de système d’asile et risquent un refoulement vers des pays qui ne garantiront pas leurs droits, comme c’est le cas en Hongrie. Une réponse inadaptée Seuls 10 pays sur les 193 que compte la planète accueillent à eux seuls plus de la moitié des réfugiés. Au lieu de faire face à l’une des pires crises humanitaires de notre époque, nos gouvernements préfèrent fermer les yeux ou détourner le regard. Au lieu de trouver des solutions, ils laissent la peur et le racisme gangréner le débat public. Aucune personne cherchant à se mettre en sécurité ne devrait avoir à risquer sa vie. Les personnes réfugiées fuient les bombes et les persécutions, convaincues que d’autres pays respecteront leurs droits humains et leur offriront un havre de sécurité. Il ne faut pas que nous leur donnions tort. Cela peut changer Notre réponse à cette crise définira le monde dans lequel nous et les générations futures allons vivre. Ne laissons pas passer cette occasion de défendre ce qui nous unit en tant qu’êtres humains, et refusons de laisser la peur et les préjugés prendre le dessus. Le message à adresser aux (...)

Situation mondiale

Le monde compte 65,3 millions de personnes déracinées par le conflit et la persécution, soit une personne sur 113. Parmi eux, 21 millions de réfugiés.

La crise des réfugiés n’est pas seulement limitée à l’Europe et au Moyen-Orient, mais est présente dans le monde entier. Les pays riches font preuve d’une totale absence de volonté politique et de responsabilité en laissant seulement 10 pays, qui représentent moins de 2,5 % du PIB mondial, accueillir 56 % des réfugiés de la planète.

Ce sont donc 10 pays sur 193 qui accueillent plus de la moitié des réfugiés dans le monde. Ces dix pays sont majoritairement des pays voisins de pays en crise, tels que le Liban, la Turquie ou encore le Kenya. Le monde ne peut pas continuer à laisser les pays d’accueil être ainsi submergés parce qu’ils se trouvent à côté d’un pays en crise, sans aucun soutien du reste de la planète. Alors qu’une poignée de nations accueillent des millions de réfugiés, un grand nombre d’autres ne fournissent rien du tout.

Telles sont les conclusions de notre dernier rapport, intitulé Tackling the global refugee crisis : From shirking to sharing responsibility.

Ce rapport propose une solution concrète et équitable à cette crise, fondée sur un système utilisant des critères pertinents et objectifs pour déterminer la juste part que chaque État de la planète devrait assumer afin de trouver un toit à 10 % des réfugiés chaque année dans le monde.

Consultez le rapport Tackling the global refugee crisis : From shirking to sharing responsibility.

Grèce

Alors que l’Europe traîne les pieds pour trouver des solutions à la situation des réfugiés et demandeurs d’asile bloqués en Grèce, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants vivent dans des entrepôts insalubres et dangereux ou dans des tentes. Certains n’ont tout simplement pas d’abri et sont exposés en permanence à la chaleur écrasante de l’été. Le gouvernement grec doit agir rapidement pour améliorer les conditions de vie de ces personnes et veiller à leur bien-être.

Des personnes âgées, des femmes en fin de grossesse et des nouveau-nés dorment à même le sol. D’autres personnes atteintes d’affections chroniques et de handicaps physiques sont bloquées dans des endroits inadaptés, loin des hôpitaux. L’accès à l’éducation pour des milliers d’enfants est encore reporté d’un an.

La plupart de ces personnes vivent dans ces conditions inacceptables depuis des mois, et la situation ne cesse de s’aggraver. Elles dépendent principalement de l’aide de bénévoles, de militants et d’organisations non gouvernementales. Elles ne peuvent rien faire d’autre qu’attendre, dans des conditions effroyables, avec très peu d’informations sur leur sort et aucune certitude quant à leur avenir.

L’Europe doit, à terme, proposer des places de réinstallation et d’autres voies d’admission, et les gouvernements qui la composent doivent se répartir la responsabilité de la protection de ces réfugiés. Mais pour l’heure, la Grèce doit de toute urgence garantir la sécurité et la dignité de celles et ceux qui se trouvent sur son territoire.

Il faut améliorer sans délai les conditions d’accueil pour les réfugiées et demandeurs d’asile qui se trouvent en Grèce. Appelez les autorités grecques à leur fournir un abri adéquat et sûr, ainsi que des installations sanitaires et des soins médicaux appropriés, en particulier pour les personnes en situation de vulnérabilité.

Hongrie

En Hongrie, les violations des droits humains des réfugiés sont systématiques et les exposent à des souffrances permanentes. Depuis un an, le gouvernement hongrois a mis en place tout un système visant à dissuader demandeurs d’asile et migrants de traverser son territoire ou de déposer leur demande d’asile en Hongrie.

Ces mesures et pratiques contre les réfugiés et migrants ont donné lieu à de violentes expulsions vers la frontière serbe, à des détentions illégales au sein du pays et à des conditions de vie désespérantes pour ceux qui attendent à la frontière.

Les autorités hongroises ont construit une clôture tout le long de la frontière sud avec la Serbie et la Croatie, permettant l’arrestation de toute personne entrée irrégulièrement sur le territoire. Des milliers de personnes se sont aussi vues refuser l’entrée sur le territoire ou ont été renvoyées de force en Serbie. En effet, une loi votée en juillet 2016 permet le renvoi immédiat des individus traversant la frontière illégalement, ou étant dans un rayon de 8 km de la frontière sur le territoire hongrois.

Pour entrer légalement, des « zones de transit », un set de conteneurs en métal, ont été mises en place à la frontière. Seules 30 personnes y sont acceptées par jour, les autres attendant dans des conditions exécrables. La Hongrie n’assure pas un traitement humain à ceux qui ne peuvent pas être immédiatement admis dans le processus de demande d’asile : ni installations sanitaires, ni soins médicaux, ni abris adéquats ne sont fournis par les autorités.

De plus, Amnesty International a recueilli les témoignages de réfugiés et migrants faisant part d’une utilisation excessive de la force à leur encontre, incluant des passages à tabac, des coups de pieds et des expulsions illégales vers la Serbie.

Début août 2016, plus de la moitié des 1 200 demandeurs d’asile en Hongrie était en détention. Les familles et les personnes vulnérables sont envoyées des « zones de transit » vers des centres de réception ouverts dans le pays, où elles attendent désespérément dans des conditions qui ne sont pas adaptées pour le long terme. Ces centres ne fournissent presque pas d’éducation ou d’activités pour les enfants, ni même de soins de santé.

En raison du manque d’interprètes et de la lenteur et la complexité de la procédure d’asile, les demandeurs d’asile font face à des obstacles insurmontables concernant l’avancée de leur cas. Ils attendent indéfiniment dans des centres de détention où ils sont parfois traités comme « des animaux ».

Au vu des pratiques du gouvernement hongrois et de ce qu’elles impliquent comme risques pour la population migrante, Amnesty International appelle les gouvernements européens à arrêter les transferts de demandeurs d’asile vers la Hongrie, sous condition du règlement de Dublin, mais aussi d’activer un mécanisme de prévention contre les violations des droits des réfugiés et demandeurs d’asile par le gouvernement hongrois.

Les îles de Nauru et Manus

Des enfants et des adultes sollicitant l’asile, qui sont arrivés en Australie en bateau, ont été transférés de force par le gouvernement australien vers le pays isolé de Nauru ou l’île de Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée alors qu’ils cherchaient à se réfugier en Australie.

Le gouvernement australien a mis en place un système qui inflige délibérément des traitements cruels et des atteintes à des milliers de personnes qui cherchent simplement un endroit sûr pour reconstruire leur vie. Et certains pays européens envisagent d’adopter les méthodes affligeantes de l’Australie. Nous ne pouvons pas laisser ces méthodes devenir le futur de la protection des réfugiés.

En juillet 2016, Amnesty International a enquêté sur les conditions à Nauru, et en novembre 2013, notre équipe de chercheurs s’était rendue sur l’île de Manus. Ces enquêtes ont révélé les importants efforts que le gouvernement australien déploie pour infliger délibérément des souffrances aux réfugiés et demandeurs d’asile et pour cacher ces atteintes au reste du monde

Victimes d’actes de cruauté routiniers et de négligence de la part de professionnels de la santé, beaucoup sont submergés par un sentiment de désespoir. Des adultes et des enfants ont évoqué ouvertement le fait d’avoir voulu en finir avec la vie.

L’incapacité du gouvernement australien à remédier à ces graves atteintes semble relever d’une politique délibérée visant à dissuader de nouveaux demandeurs d’asile d’arriver par bateau dans le pays.

Ces abus systématiques et pourtant bien dissimulés par le gouvernement australien doivent cesser immédiatement. Demandez au ministre de l’Immigration, Peter Dutton, la fin de ces abus tenus secrets envers ces hommes, femmes et enfants sur l’île de Nauru.

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