Signer en ligne Fermez Guantánamo !

Peu après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, le président des États-Unis George W. Bush a annoncé une « guerre contre le terrorisme ». Une décennie d’atteintes aux droits humains s’en est suivie, notamment dans le centre de détention de Guantánamo. Le 11 janvier 2002 étaient transférés 20 premiers prisonniers étrangers dans cette prison située sur l’île de Cuba. Elle deviendra vite le symbole de violations massives de droits humains telles que la torture et les détentions illégales.

INCARCÉRÉS SANS INCULPATION

D’après les autorités américaines, près de 800 personnes auraient été détenues à la prison de Guantánamo. Il n’en reste aujourd’hui plus qu’une quarantaine, dont la plupart sont incarcérés illégalement depuis des années, sans inculpation ni procès. C’est notamment le cas du Yéménite Toffiq al-Bihani, arrêté en Iran fin 2001 ou début 2002 par les autorités iraniennes qui l’ont ensuite remis aux forces américaines en Afghanistan. Il y a été incarcéré dans le centre de détention de la CIA (Central Intelligence Agency), où il a été soumis à des actes de torture. Depuis 2003, il est enfermé à Guantánamo sans qu’il ne fasse l’objet d’aucune inculpation pour une quelconque infraction.

En 2010, un Groupe de travail a été mis en place par l’ancien président américain, Barack Obama, dans le cadre du décret signé le 22 janvier 2009 ordonnant la fermeture du centre de détention à Guantánamo. Concernant le cas de Toffiq al-Bihani, ce Groupe a décidé qu’« avant la fermeture de Guantánamo, le détenu pouvait être transféré vers le Yémen si la situation du pays s’améliore ou une réinstallation vers un pays tiers est possible. Au moment de la fermeture de Guantánamo, la demande du détenu sera réexaminée pour être transféré vers le Yémen ou un autre centre de détention aux États-Unis. »

Depuis 2010, la situation de Toffiq n’a pas changé, il est toujours dans l’attente d’un renvoi vers le Yémen ou vers un autre centre de détention. Personne n’a été retenu responsable de sa disparition forcée et des actes de tortures et mauvais traitements infligés depuis son arrestation.

GUANTANAMO DOIT ÊTRE FERMÉE

Le président Barack Obama avait promis de fermer Guantánamo, mais il n’y est pas parvenu. Seize ans après l’arrivée des premiers prisonniers à Guantánamo, sanglés dans des avions comme des marchandises, près de 40 hommes y sont toujours détenus, la plupart sans avoir été inculpés ni jugés. Durant toutes ces années, le camp de détention a continué de fonctionner sur fond de vide juridique en termes de droits humains et les détentions pour une durée indéterminée n’ont pas pris fin.

Plutôt que de poursuivre les efforts du gouvernement précédent, le président actuel Donald Trump a annoncé sa volonté de transférer de nouveaux prisonniers dans cette abominable prison.

Les détentions à Guantánamo sont un affront pour les principes internationaux relatifs aux droits fondamentaux et sapent la crédibilité des États-Unis. Le monde doit les interpeller au sujet de cet échec lamentable et les inciter à être à la hauteur des normes internationales relatives aux droits fondamentaux qu’ils exigent si souvent d’autrui.

Signez notre pétition pour demander au secrétaire d’État à la défense, Jim Mattis, de cesser les détentions illégales, garantir justice et réparation pour les victimes de torture en jugeant les responsables et fermer enfin la prison de Guantánamo.

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