Signer en ligne ROMPEZ LE SILENCE SUR LA TORTURE SEXUELLE

Au Mexique, toutes les femmes sont susceptibles d’être victimes de torture et autres mauvais traitements. Celles qui viennent de milieux pauvres ou de secteurs marginalisés de la société sont encore plus vulnérables car elles n’ont pas les mêmes possibilités que les autres de faire reconnaître leurs droits. DES CONFESSIONS EXTRAITES PAR LE VIOL Amnesty International a réussi à s’entretenir avec 100 femmes incarcérées au Mexique, dans le cadre d’un nouveau rapport sur la torture sexuelle, « Surviving death : Police and military torture of women in Mexico ». Parmi ces 100 femmes, 72 ont signalé avoir été victimes de violences sexuelles, 33 ont été violées. Ces femmes sont toujours détenues, faisant face à de graves accusations, en grande partie basées sur des « aveux » extraits sous la torture. À l’heure actuelle, aucun des tortionnaires n’a été condamné. Le Bureau du Procureur général n’a ouvert aucune enquête sur les allégations de torture de ces 100 femmes. EN TOUTE IMPUNITÉ Les autorités n’ont pris aucune mesure concrète pour empêcher et combattre la torture. Il semblerait qu’ils la tolèrent. Aucun soldat n’a été suspendu de ses fonctions pour viol ou agression sexuelle depuis cinq ans. Seuls quatre marines l’ont été. Le mouvement local « Rompiendo el Silencio. Todas juntas contra la tortura sexual » (Rompre le silence. Toutes ensemble contre la torture sexuelle) a obtenu que le gouvernement fédéral établisse un groupe de travail interinstitutionnel pour mener des enquêtes sur les allégations de torture. Fondé (...)

Les cas de torture et d’autres mauvais traitements aux mains des fonctionnaires chargés de l’application des lois ou des enquêtes restent courants, et peu de progrès ont été faits en vue d’éradiquer cette pratique. Les autorités nient l’ampleur du problème, alors que les plaintes continuent de faire état de torture à l’échelle fédérale comme au niveau des États. Les tortures et autres mauvais traitements infligés aux femmes relèvent couramment du viol ou autres agressions sexuelles. Cependant, cette réalité ignominieuse est passée sous silence, les femmes ne sont pas au cœur du débat sur la torture malgré les violences dont elles sont victimes. Dans un reportage de rue organisé par Amnesty International en 2016, toutes les femmes interrogées pensent qu’elles seront agressées sexuellement ou violées si elles étaient arrêtées.

Pour faire face à cette réalité, Amnesty International travaille avec les femmes de la campagne « Rompiendo el Silencio » qui est un mouvement fondé par 19 femmes survivantes de la torture sexuelle.

Yecenia Armenta a été torturée par la police judiciaire dans l’État de Sinaloa en 2012 afin de la faire « avouer ». Elle a été libérée en juin 2016 mais aucune enquête n’a été menée sur ses allégations de torture.

Véronica Razo a été arrêtée et torturée par des agents de la Police fédérale dans la ville de Mexico en 2011. Elle est incarcérée mais ses tortionnaires vivent dans l’impunité.

Des marines ont torturé Claudia Medina Tamariz en 2012 dans la ville de Veracruz. Elle a été libérée en 2015 mais aucune enquête n’a été menée sur ses allégations de torture.

Elles ont toutes les trois été violées dans le cadre des tortures qu’elles ont subies.

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