Signer en ligne Stop aux poursuites contre les leaders pacifistes pro-démocratie à Hong Kong

DES MILITANTS PACIFISTES RISQUENT JUSQU’À 7 ANS DE PRISON

Entre septembre et décembre 2014, des centaines de milliers de militants en faveur de la démocratie ont pris part à Hong Kong au « mouvement des parapluies » en occupant les principales rues de la ville durant 79 jours. Ces protestations visaient principalement une réforme électorale qui assurait que les candidats à la présidence de l’exécutif de Hong Kong étaient parfaitement alignés avec la direction du Parti Communiste Chinois, ceci allant à l’encontre de l’esprit du traité de rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997, qui prévoit un statut spécial d’autonomie pour la région, avec élection au suffrage universel des dirigeants librement choisis.

Durant l’occupation, 955 personnes ont été arrêtées par les autorités, tandis que 48 autres étaient encore appréhendées après la fin des protestations. Plusieurs poursuites ont été engagées contre des manifestants de ce « mouvement des parapluies ». Trois dirigeants étudiants ont notamment été emprisonnés en 2017.

Aujourd’hui, de nouvelles poursuites sont engagées. En effet, le 19 novembre 2018 commence le procès de neuf dirigeants desdites manifestations, qui devrait durer une vingtaine de jours. Inculpées pour trois infractions formulées de manière vague et ambiguë, ces neuf personnes encourent une peine maximale de sept ans de prison.

Ces poursuites multiples et incessantes lancées contre des figures du mouvement depuis la fin des mobilisations ont un effet dissuasif quant à l’exercice de la liberté d’expression et de réunion pacifique dans la région. Hong Kong et sa région, avant-gardiste en matière de démocratie et de respect de droits humains, voient leurs principes menacés.

QUI SONT-ILS ?

Trois des manifestants poursuivis sont les cofondateurs du mouvement « Occupy Central » : Benny Tai Yiu-ting, juriste, Chan Kin-man, professeur de sociologie et Chu Yiu-ming, pasteur à la retraite. Le trio est poursuivi pour avoir planifié et mis en oeuvre la campagne “Occupy Central”, et notamment une action de désobéissance civile visant à bloquer les routes de Central, un quartier de Hong Kong. Les six autres personnes poursuivies sont deux dirigeants étudiants, Tommy Cheung Sau-yin et Eason Chung Yiuwah, deux parlementaires, Tanya Chan et Shiu Ka-chun, et deux dirigeants politiques, Raphael Wong Ho-ming et Lee Wingtat.

Ces neuf personnes font face à des accusations de « nuisance publique » dont « complot en vue de commettre des infractions de nuisance publique », « incitation à commettre des infractions de nuisance publique » et « incitation à inciter à commettre des infractions de nuisance publique ». Il leur est principalement reproché d’avoir orienté les manifestants vers différentes rues devant le siège du gouvernement et d’avoir incité d’autres personnes, par le biais de haut-parleurs, d’appels téléphoniques et de textos, à se joindre aux manifestations.

A HONG KONG, MILITER EN FAVEUR DE LA DÉMOCRATIE A UN COÛT

Ce procès s’inscrit dans un contexte global de forte répression à Hong Kong, où les arrestations et poursuites faites à l’encontre des manifestants pacifiques s’intensifient au même rythme que les restrictions à la liberté d’expression et de réunion.

Les autorités de Hong Kong ont en effet arrêté de nombreux militants depuis le « mouvement des parapluies », généralement sur base de charges aux libellés vagues. Beaucoup ont été remis en liberté peu de temps après, la police leur ayant cependant fait savoir que l’enquête pénale était toujours en cours et qu’ils seraient de nouveau arrêtés et inculpés s’il existait suffisamment de preuves pour engager des poursuites contre eux. Ces poursuites, toujours engagées après des retards indus, laissent des centaines de militants dans l’incertitude quant au sort qui leur sera réservé. Critiquées à plusieurs reprises par le Comité des droits de l’homme de l’ONU, les dispositions et l’application de l’Ordonnance relative à l’ordre public sur laquelle se fondent ces enquêtes ne sont conformes ni au droit international relatif aux droits humains, ni aux normes internationales en matière de droit de réunion pacifique.

Finalement, une condamnation des neuf dirigeants au terme de ce procès engendrerait de lourdes conséquences sur les droits fondamentaux de la population, car les autorités pourraient se baser sur la décision du tribunal pour inculper d’autres protestants.

L’incertitude provoquée par les enquêtes en cours et le procès de ces neuf militants dissuadent et finalement musèlent les activistes et la population de s’exprimer. Les droits fondamentaux que sont le droit à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique sont menacés. Signez notre pétition en ligne et demandez aux autorités de Hong Kong d’abandonner les charges retenues contre les neuf dirigeants du mouvement « Occupy Central » et du « mouvement des parapluies » et de mettre fin aux poursuites à caractère politique contre des manifestants pacifiques.

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