Signer en ligne Valquiria, séparée injustement de son fils, doit être libérée

15 mars : Valquiria a perdu en appel. Elle aurait dû être déportée la semaine du 18 mars, mais ça a été reporté. Le juge décidera de sa situation le 28 mars bien que ce rendez-vous puisse être lui aussi reporté. Il est donc urgent d’agir pour demander qu’elle soit libérée et qu’elle puisse être réunie avec son fils.

Valquiria et son fils Abel, sept ans, ont fui le Brésil et demandé l’asile aux États-Unis, après avoir été menacés de mort par des trafiquants de drogue. Les autorités frontalières américaines les ont séparés de force et maintiennent Valquiria en détention. L’extrême angoisse dans laquelle cette femme et son fils sont plongés s’apparente à une forme de torture. Les services de l’immigration des États-Unis doivent libérer immédiatement Valquiria dans l’attente de la décision concernant sa demande d’asile.

Un accueil dont les Etats-Unis ont le secret
Valquiria a signalé qu’elle avait été menacée de mort à plusieurs reprises par des trafiquants de drogue, qui avaient dit qu’ils les tueraient, elle et son fils, quel que soit l’endroit où ils se réfugieraient au Brésil. Ils ont été arrêtés en mars 2018 sans justification après avoir déposé leur demande d’asile à la frontière, à El Paso, Texas. Le lendemain, après avoir passé une nuit ensemble en détention, cette maman et son fils ont été séparés de force par les autorités frontalières américaines, sans aucune explication. Valquiria est depuis maintenue en détention dans le Centre de traitement d’El Paso.

Un nouveau traumatisme pour Valquiria et son fils
Amnesty International s’est entretenue plusieurs fois avec Valquiria, la dernière fois il y a quelques semaines lors d’une mission à la frontière du Mexique et des Etats-Unis. À chaque fois, lorsqu’elle évoquait le moment où les autorités américaines l’avaient séparée de son fils, elle était effondrée. Elle aurait préféré mourir que endurer une telle torture, a-t-elle confié en larmes. Valquiria a dit à Amnesty International que cette séparation avait affaibli sa volonté de vivre.

Le 10 septembre, Valquiria a vu sa demande d’asile rejetée et a engagé une procédure de recours, alors qu’elle était toujours détenue par les services de l’immigration et séparée d’Abel. Celui-ci est maintenant avec son père, qui est libre aux États-Unis, et a introduit une demande d’asile distincte. Près d’un an après leur séparation, Abel est toujours traumatisé ; il garde les yeux rivés sur la porte d’entrée en attendant que sa mère rentre à la maison et ne comprend toujours pas pourquoi elle ne revient pas.

Stop à cette pratique cruelle
Si le président Trump a annoncé la fin de la séparation des familles l’été passé, rien n’a été prévu pour les milliers de familles qui avaient été séparées auparavant. Par ailleurs, des partenaires d’Amnesty International sur place rapportent que c’est une pratique qui est toujours utilisée. Il faut que cela cesse ! Exigez la libération de Valquiria pour qu’elle puisse retrouver son fils.

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