Signer en ligne Les autorités chinoises doivent fermer les « camps de rééducation »

Les minorités ethniques musulmanes du Xinjiang sont victimes d’une campagne de « rééducation »

Un million de personnes - majoritairement issues de minorités ethniques musulmanes - sont détenues arbitrairement dans des « camps de rééducation ». Depuis un an, les autorités chinoises mènent une campagne de plus en plus intense d’internements de masse, de surveillance intrusive, d’endoctrinement politique et d’assimilation culturelle forcée à l’encontre des Ouïghours, des Kazakhs et des autres groupes ethniques majoritairement musulmans vivant dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, au nord-ouest de la Chine. La plupart des familles de personnes détenues ne sont pas informées du sort réservé à leurs proches et ont souvent trop peur pour protester.

Les détentions semblent faire partie d’un effort du gouvernement chinois visant à anéantir les croyances religieuses et les aspects de l’identité culturelle afin d’imposer la loyauté politique envers l’État et le Parti communiste chinois. Les autorités affirment que ces mesures extrêmes sont indispensables pour lutter contre le terrorisme et assurer la sécurité nationale.

Détention arbitraire

Les contrôles de sécurité omniprésents qui font maintenant partie du quotidien des habitants de la région autonome ouïghoure du Xinjiang sont autant d’occasions de fouiller les téléphones portables à la recherche de contenus suspects ou de vérifier l’identité des gens au moyen de logiciels de reconnaissance faciale. Les applications de réseaux sociaux telles que WeChat ou Whatsapp sont surveillées de façon systématique et peuvent également devenir un motif de placement en détention.

Les autorités désignent les camps d’internement sous le nom de « centres de transformation par l’éducation », mais ils sont souvent surnommés « camps de rééducation ». Les personnes envoyées dans ces camps ne sont pas jugées et sont privées d’accès à des avocats et du droit de contester leur placement en détention. Les individus faisant preuve de résistance subissent également des punitions allant de l’insulte verbale aux coups et à l’isolement. Ces personnes peuvent languir en détention pendant des mois, et sont au bon vouloir des autorités qui décident du moment où une personne est « transformée ».

« Je veux revoir mon père »

Bota Kussaiyn, membre de l’ethnie kazakhe et étudiante à l’Université d’État de Moscou, a parlé pour la dernière fois avec son père, Kussaiyn Sagymbai, sur WeChat en novembre 2017. Originaire de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, leur famille a déménagé au Kazakhstan en 2013. Le père de Bota est retourné en Chine à la fin de l’année 2017 pour voir un médecin, mais les autorités ont confisqué son passeport après son arrivée dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang. Bota a appris par des proches habitant sur place que son père avait été envoyé dans un « camp de rééducation ». Ces proches avaient tellement peur que tout autre contact ne leur vaille d’être suspectés qu’ils ont cessé de communiquer avec elle après cela.

L’histoire de Bota est loin d’être unique. Elle est l’une des 100 personnes qui ont bravement partagé leurs histoires avec nous, craignant que leurs proches disparus ne soient détenus dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang. Comme la famille de Bota, des centaines de milliers de familles ont été déchirées par cette répression massive.

Il est temps que les autorités chinoises donnent des réponses

Ces familles désespèrent de savoir ce qui est arrivé à leurs proches. La nature secrète et non documentée de la façon dont les personnes sont détenues rend pratiquement impossible de localiser une personne en particulier.

L’action collective et la pression mondiale pourraient persuader le gouvernement chinois d’agir et de rendre des comptes aux personnes détenues. Signez notre pétition en ligne : il est temps que les autorités disent la vérité sur les camps et laissent les familles être réunies.

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