Signer en ligne Il faut lutter contre la mortalité maternelle à Mkhondo

Les femmes et les jeunes filles vivant dans la municipalité de Mkhondo (province de Mpumalanga) sont exposées à un certain nombre de risques, en particulier en ce qui touche leur santé maternelle et leurs droits sexuels et reproductifs. Le district sanitaire dans lequel elles vivent, Gert Sibande, qui relève du Département de la Santé de Mpumalanga, est l’un des moins performants de l’Afrique du Sud. La mortalité maternelle a plus que doublé dans le district, passant de 76,4 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2011/12 à 187,6 décès en 2012/13. Un certain nombre d’obstacles empêchent les femmes et les jeunes filles d’avoir un accès précoce et continu aux soins prénataux. Ce fait, aggravé par une série de facteurs sociaux et économiques, menace considérablement leur santé.

Gert Sibande, le district sanitaire dans lequel se trouve Amsterdam (et Mkhondo), a le taux le plus élevé d’infection au VIH chez les femmes enceintes (46,1%). Le district sanitaire présente également des taux de grossesses précoces plus élevés que la moyenne. Ainsi, plus de 10% des naissances recensées dans les établissements de santé publics concernent des adolescentes âgées de moins de 18 ans, ce qui représente le taux le plus élevé dans la province de Mpumalanga.

Les raisons de ces taux élevés de mortalité maternelle sont complexes et multidimensionnelles. Un élément ne fait cependant pas de doute : il est important que les femmes et les jeunes filles enceintes bénéficient des soins prénataux de manière précoce et continue. Les statistiques nationales montrent que près de 25% des décès maternels évitables sont liés à un accès tardif ou peu fréquent aux soins prénataux. Cet accès tardif est expliqué du fait du manque d’accessibilité à la clinique. Il n’y a qu’une seule ambulance dans tout le district, ce qui fait que les femmes qui sont sur le point d’accoucher sont contraintes d’accoucher chez elles sans attention médicale.

Notre campagne a un impact. Les messages de solidarité recueillis par Amnesty International jusqu’à aujourd’hui ont donné de la force aux femmes de la communauté d’Amsterdam. Maria Shongwe, une membre active de la communauté, a pu rencontrer les autorités locales pour leur demander de faciliter l’accès à la clinique, notamment pour les femmes enceintes. Depuis, les services prénataux sont disponibles six jours par semaine plutôt que deux. C’est une avancée de taille, mais le combat continue.

Signez notre pétition pour demander au Ministre de la santé de lutter contre la mortalité maternelle en mettant en place des mesures pour garantir l’accès aux soins prénataux et de santé d’urgence pour les femmes et jeunes filles de Mkhondo.

Les taux élevés de mortalité maternelle en Afrique du Sud sont bien documentés. Actuellement, le pays compte 269 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes ; ce taux de mortalité maternelle a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie. Beaucoup de ces décès sont évitables.

Les trois principales causes de la mortalité maternelle en Afrique du Sud sont l’hémorragie obstétricale, l’hypertension et les maladies non liées à la grossesse, à savoir « principalement les décès de femmes enceintes infectées par le VIH compliqués par des cas de tuberculose et de pneumonie ». Chacune de ces causes a des facteurs évitables - dont beaucoup se recoupent - et le fait d’assurer aux femmes et aux jeunes filles un accès plus rapide aux soins prénataux est une des moyens d’améliorer la situation.

Le rapport d’une enquête, menée en 2010 par un groupe de consultance appelé Health and Development Africa, donne un aperçu des conditions de vie dans l’ensemble du district de Gert Sibande : des niveaux élevés de migration, un faible niveau d’éducation, un chômage élevé, des niveaux élevés de pauvreté, un nombre élevé de relations multipartenaires, des rapports sexuels intergénérationnels (ce qui augmente le risque d’infection au VIH chez les jeunes filles), l’abus d’alcool, peu d’informations sur la prévention de la transmission mère-enfant du VIH et sur les traitements antirétroviraux (ART) et un va-et-vient de camions qui traversent le district.

Le risque de taux de mortalité maternelle chez les femmes et les jeunes filles séropositives est près de cinq fois plus élevé que pour les femmes qui ne sont pas infectées par le VIH. Il est particulièrement important que les femmes et les jeunes filles vivant avec le VIH aient un accès précoce aux soins prénataux afin de pouvoir bénéficier d’un traitement antirétroviral (ART) pour soigner leur pathologie et d’un traitement pour prévenir la transmission du virus du VIH à leur enfant à naître.

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