Signer en ligne Abolissez la peine de mort au Bélarus

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, tous les pays n’ont pas encore aboli la peine de mort en Europe. La République du Bélarus est en effet le dernier pays d’Europe et de l’ex-Union soviétique qui continue de procéder à des exécutions.

3 exécutions en novembre 2016

Le 29 novembre dernier, les proches de Siarhei Khmialeuski sont venus lui rendre visite à la prison SIZO n°1 à Minsk. On les a informés à leur arrivée que le jeune homme de 31 ans avait été exécuté au cours des dernières semaines, sans donner de date précise. Cela faisait plus d’un mois que sa famille ne recevait plus de lettre de sa part, mais les services administratifs de la prison avaient néanmoins accepté un paiement en son nom la semaine précédant la visite de ses proches. Sa condamnation à mort, prononcée pour le meurtre d’au moins deux personnes à Minsk, avait été confirmée par la Cour suprême le 6 mai 2016.

Son exécution a suivi de près celle de deux autres condamnés à mort : Ivan Kulesh - condamné pour vol et meurtre - et Hyanadaz Yakavitski - condamné pour meurtre - tous deux exécutés le 5 novembre 2016.

Cette soudaine série d’exécutions intervient à la suite d’une longue pause au Bélarus.

Des exécutions secrètes et des proches sans nouvelles

Au Bélarus, les proches des condamnés à mort ne sont généralement pas prévenus à l’avance de leur exécution, et ils ne peuvent habituellement pas leur rendre une dernière visite avant leur mise à mort. Conformément aux dispositions de la loi nationale, le corps du condamné exécuté n’est pas rendu à ses proches pour des funérailles, et le lieu de sépulture n’est pas révélé.

Dans de nombreux cas, les familles apprennent que leur proche est mort quand elles reçoivent un paquet contenant ses chaussures et son uniforme de condamné à mort. Elles doivent alors retirer le certificat de décès auprès des autorités.

Au Bélarus, les chiffres relatifs à l’application de la peine de mort sont classés secret d’État. Le secret qui entoure le recours à la peine de mort constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant pour le condamné et pour ses proches.

Il est temps d’agir pour demander aux autorités du Bélarus de rejoindre les autres pays d’Europe et la majorité des pays du reste du monde en adoptant immédiatement un moratoire sur les exécutions afin d’abolir la peine de mort dans le pays.

Selon le ministère de la Justice du Bélarus, 245 personnes ont été condamnées à mort entre 1994 et 2014. Des ONG de défense des droits humains estiment quant à elles que près de 400 personnes ont été exécutées depuis l’indépendance du pays, en 1991.
En 2012, le Comité des droits de l’Homme a conclu que le secret entourant la peine de mort dans ce pays s’apparentait à un traitement inhumain pour les familles et constituait une violation de l’article 7 (qui interdit la torture et les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que la République du Bélarus a signé.

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