Action : Malaisie, mettre fin à la qualification pénale de l’immigration irrégulière

L’économie malaisienne dépend en grande partie de l’immigration, qui fournit environ un tiers de la main d’œuvre du pays. Au lieu de protéger les travailleurs migrants, les autorités infligent couramment des sanctions pénales sévères et excessives à ceux d’entre eux qui se rendent coupables d’infractions à la législation sur l’immigration. Parmi ces infractions, citons le fait de travailler avec un permis de travail périmé, même lorsque la faute en revient à l’employeur qui n’a parfois pas effectué dans les délais les démarches nécessaires à son renouvellement. Les étrangers qui entrent et séjournent en Malaisie sans y être autorisés sont passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 ringgit (environ 2 191 euros), d’une peine pouvant atteindre trois ans d’emprisonnement et d’une peine de « flagellation [bastonnade] ne pouvant dépasser six coups de badine ». Les mêmes châtiments s’appliquent à ceux qui reviennent et séjournent illégalement en Malaisie après en avoir été expulsés. Ceux qui restent dans le pays avec un visa périmé risquent une amende et une peine d’emprisonnement. Le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a conclu que le fait d’ériger en infraction l’entrée illégale dans un pays va au-delà de l’intérêt légitime qu’ont les États à protéger leurs territoires et à réguler les flux migratoires illégaux et conduit à des détentions non nécessaires. Articles en rapport sur amnesty.be Malaisie Thèmes : Droit (...)

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