Signer en ligne CONTRE LA PEINE DE MORT, PAS LE MOMENT DE SOUFFLER

Amnesty International fête ses 40 ans de combat pour l’abolition de la peine de mort dans le monde. Pourtant, le combat continue : signez notre pétition qui vise trois pays : le Bénin, la Malaisie et les États-unis.

Amnesty International fête ses 40 ans de combat pour l’abolition de la peine de mort dans le monde. Nous nous opposons à la peine de mort dans tous les cas et sans exception, quelle que soit la nature ou les circonstances du crime ou la culpabilité. Nous considérons que c’est une violation du droit à la vie et constitue la peine la plus cruelle et la plus inhumaine. En 2017, 58 pays ont encore recours à la peine capitale, le combat continue ! À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, passez à l’action pour trois pays encore concernés par la peine capitale : le Bénin, la Malaisie et les États-Unis.

LE BÉNIN GARDE 14 CONDAMNÉS DANS LE COULOIR DE LA MORT

Le Bénin a fait d’énormes progrès dans l’abolition de la peine de mort ces dernières années. En 2016, un arrêt rendu par la Cour constitutionnelle a aboli dans les faits la peine capitale pour tous les crimes. Pourtant, 14 condamnés sont toujours dans le couloir de la mort depuis près de 20 ans. Ils sont détenus dans des conditions déplorables. Ils partagent une même cellule, dorment sur des lits superposés et sont séparés des autres détenus. Tout contact avec l’extérieur, incluant les proches ou les organisations humanitaires, est limité et contrôlé. Les repas servis deux fois par jour « ne seraient pas suffisants pour un enfant » a déclaré l’un des condamnés. Par ailleurs, nombre d’entre eux souffrent de maladies telles que la malaria, l’hépatite, le typhus et la tuberculose, en raison des conditions misérables de la prison et de l’absence de soins médicaux.

Les autorités béninoises ne peuvent pas continuer à maintenir ces hommes dans le quartier des condamnés à mort, alors que la Cour constitutionnelle a aboli la peine capitale. Des mesures doivent être prises de toute urgence pour mettre fin à l’incertitude dans laquelle se trouvent ces hommes. Leur peine doit être commuée.

LA MALAISIE VIOLE LE PRINCIPE DE PRÉSOMPTION D’INNOCENCE

Le 31 mars 2005, Hoo Yew Wah a été arrêté avec en sa possession 188,35 grammes de méthamphétamine. En violation de la présomption d’innocence, il a été directement accusé de trafic de drogue et condamné à la peine de mort. Il conteste les déclarations faites par les autorités lors de son arrestation et affirme que pendant l’interrogatoire, les policiers lui ont fracturé un doigt et ont menacé de frapper sa petite amie pour le forcer à signer les déclarations écrites sans la présence d’un avocat. Ses demandes de recours à la Cour d’appel en 2012 puis à la Cour fédérale en 2013 ont toutes deux été rejetées. En 2014, Yew Wah a demandé pardon au Sultan Ibrahim Ibni Almarhum Sultan Iskandar, Sultan de l’État de Johor. Il est toujours dans l’attente d’une réponse. En prison, il a écrit une autobiographie dans laquelle il décrit son éducation dans un contexte socio-économique défavorisé.

La Malaisie doit respecter les principes d’un procès équitable et ordonner l’ouverture d’une enquête indépendante sur les allégations de torture lors de l’arrestation de Hoo Yew Wah. Sa condamnation à la peine de mort doit être commuée.

LES ÉTATS-UNIS VEULENT EXÉCUTER UN HOMME QUI AVAIT 18 ANS AU MOMENT DES FAITS

Clinton Young doit être exécuté dans l’État du Texas le 26 octobre. Il a été reconnu coupable de meurtre passible de la peine capitale en 2003 pour deux homicides par balle commis en novembre 2001. Il avait 18 ans au moment des faits. Il continue de clamer son innocence et sa condamnation repose sur une enquête douteuse aux nombreuses zones d’ombre. Sa sentence repose en effet sur les témoignages d’une personne également soupçonnée dans l’affaire, dont les dires ne concordent pas avec les preuves récoltées lors de l’enquête. Cette personne a par ailleurs affirmé : « pour accroître mes chances d’obtenir un accord avantageux sur ma peine, je me suis efforcé de faire paraître Clint aussi mauvais que possible. » En février 2002, cette personne a échoué à un test au détecteur de mensonge concernant son degré d’implication dans les tirs, dont les réponses ont été jugées trompeuses, mais le témoignage de l’examinateur n’a pas pu être pris en compte dans l’enquête.


Clinton Young doit bénéficier d’une mesure de clémence. Le Texas doit commuer sa condamnation à mort.

J'agis

Signer en ligne
Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse