Signer en ligne Agissez pour la population rohingya, persécutée et privée d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent depuis octobre une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas susceptible d’être constitutive de crimes contre l’humanité. Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi refuse toujours de se prononcer sur ces graves violations perpétrées par les autorités.

« Des opérations de sécurité »

Le 9 octobre, une attaque contre des postes de la police des frontières faisant neuf morts, a été attribuée à des extrémistes de la minorité rohingya. Les autorités ont réagi en lançant une opération de sécurité de grande envergure pour capturer les auteurs de l’attaque, durcissant encore les restrictions déjà très sévères imposées dans la région en termes de déplacements et d’accès à l’aide humanitaire, affectant des centaines de milliers de personnes.

Terre brûlée, viols et exécutions extrajudiciaires

Les attaques perpétrées par les autorités sont d’une violence extrême touchant quiconque se trouvent sur leur passage. Ils ouvrent le feu au hasard tuant les civils - hommes, femmes et enfants confondus. Ils saccagent les maisons, arrêtent arbitrairement les membres des communautés, enlèvent les femmes pour les violer. Des crimes sordides en toute impunité. Des images satellites ont révélé que des villages entiers ont été brûlés par l’armée, forçant des dizaines de milliers à fuir et à se retrouver sans aucune ressource.

Une catastrophe humanitaire

Des dizaines de milliers de vies sont désormais menacées par une crise humanitaire, après que les autorités du Myanmar ont presque entièrement interdit l’acheminement de l’aide humanitaire dans le nord de l’État d’Arakan. Par peur de violence et de représailles, beaucoup tentent de traverser la frontière pour se réfugier au Bangladesh ces derniers mois. S’ils ne sont pas repousser par les autorités, ils vivent dans des conditions déplorables sans aucune assistance.

Les autorités du Myanmar ont choisi de fermer les yeux sur les violations commises par l’armée contre les populations rohingyas qui constituent des crimes contre l’humanité. Il est temps d’agir et de demander la fin de ces atrocités et que les coupables présumés soient amenés à rendre des comptes

Le nord de l’État d’Arakan - nom communément donné aux communautés urbaines de Maungdaw et Buthidaung - est situé dans l’ouest du Myanmar et frontalier du Bangladesh. Y vivent principalement des membres de la minorité rohingya, mais également d’autres minorités ethniques telles que les Rakhines bouddhistes. Les Rohingyas sont victimes de discriminations et de mesures de répression depuis des décennies. Leur liberté de circulation est fortement restreinte, ce qui a de graves conséquences sur leur accès aux services de santé, à l’éducation et à des moyens de subsistance.

Même avant le 9 octobre, le niveau de malnutrition était extrêmement élevé dans cette région, où 150 000 dépendaient d’une aide alimentaire pour survivre. Les autorités n’autorisent pas l’ONU et des organisations humanitaires à distribuer une aide aux personnes déplacées. Selon certaines informations, les personnes déplacées sont parfois obligées de franchir des lignes de conflit pour recevoir une aide. Cependant, des restrictions ayant été imposées aux journalistes et observateurs indépendants, il est difficile de documenter ces violations.

L’interruption des services de santé est particulièrement inquiétante pour les malades, ainsi que pour les femmes enceintes et les jeunes mères, dont beaucoup n’ont désormais aucun moyen de recevoir des soins médicaux. Au moins 30 000 personnes forcées à fuir de chez elles ces derniers mois sont essentiellement livrées à elles-mêmes, les organisations humanitaires n’ayant pas la possibilité de se rendre auprès d’elles.

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