Rencontre avec Justine Masika

Justine, vous êtes de passage à Bruxelles, quelle est la situation actuelle à Goma ? La situation n’est pas bonne là-bas Il y a environ 800 000 déplacés, toujours des recrutements d’enfants soldats et des viols de femmes. Il y a trop d’insécurité. Et les femmes sont en première ligne, ce sont elles qui s’occupent de tout : les hommes qui travaillent ne sont pas payés, les femmes doivent se débrouiller au péril de leur vie, malgré les viols, attaques et autres épreuves et humiliations. La Conférence sur la Paix s’est tenue en janvier dernier. En ressentez-vous les effets ? La situation a empiré depuis la Conférence sur la Paix. En effet, on n’a pas dit ce qui devait être dit. Et les responsabilités n’ont pas été posées. La guerre du Rwanda s’est propagée en RDC et Laurent Nkunda [1] est pro-Kagame. Les accords de Nairobi ne sont pas appliqués et on a toujours des problèmes de mauvaise gouvernance. Depuis les élections, rien n’a été fait pour changer les choses. On espère des élections locales pour 2009 mais on a surtout l’impression que certains ne souhaitent pas qu’elles aient lieu. Pourquoi ? Ce serait un vrai pas vers une démocratie, et de ça, ils ne veulent pas. Tous ces éléments posés, on ne peut qu’être inquiet. Vous semblez pourtant croire au programme Amani [2] ? Oui, on voudrait y croire car ce serait l’idéal pour retrouver la paix. L’abbé Apollinaire Malu Malu [3] tente le maximum. Il essaie, mais il dispose de trop peu de moyens. Son crédit international lui sert, malgré le fait qu’il ne soit pas (...)

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