Ce n’est pas une vie !

Aujourd’hui encore, je me dis que, dans quelques heures, demain, on va me rendre mon fils. […] Toutes les nuits, je le vois dans mon sommeil et dans la journée je n’arrête pas de pleurer… Ce n’est plus une vie. Pour moi, tout s’est arrêté. Je ne vis plus. Je me contente de marcher à la surface de la terre. Bilat Akhmatkhanova, mère d’Artur Akhmatkhanov En avril 2003, Artur Akhmatkhanov, âgé de vingt-deux ans, a été arrêté par des soldats masqués et embarqué de force dans un véhicule blindé de transport de troupes. On ne l’a pas revu depuis. D’après des témoins, ce sont des membres des forces fédérales russes (FSB, Service fédéral de sécurité) qui ont appréhendé l’étudiant de Grozny, militant des droits humains. Selon les informations dont dispose Amnesty International, le lendemain, la police et le FSB ont ramassé sur les lieux des cartouches vides et emporté un bout de tissu taché de sang afin de les analyser, mais la famille d’Artur Akhmatkhanov n’a pas été informée de ce qui lui était arrivé ni du motif de son arrestation. Un an après sa disparition forcée, le procureur militaire a nié toute implication des militaires russes. Selon lui, « aucune opération spéciale d’arrestation n’était en cours sur le territoire de la République tchétchène, il n’a été procédé à aucune arrestation et aucun individu n’a été remis aux organes responsables de l’application des lois. » La disparition forcée d’Artur Akhmatkhanov s’inscrit dans une politique gouvernementale très préoccupante qui se traduit actuellement par des atteintes aux (...)

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