Écrire Le frère d’une victime d’homicide menacé

AU 299/09, AMR 23/026/2009 Un homme dont le frère a été tué par les forces de sécurité a reçu des menaces de mort. Sa vie est en danger. Le 2 novembre, une lettre a été glissée sous la porte de John Smith Porras Bernal. Son contenu était le suivant : « Peu importe que tu te caches et t’enfermes dans cet appartement parce que tu sortiras et on t’attrapera, parce qu’on t’a dit [...], si tu ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose, fiche le camp dès que possible car tu as très peu de temps. N’oublie pas qu’on ne joue pas, parce qu’on t’a déjà repéré, crois-nous, on ne joue pas… » Le domicile de John Smith Porras Bernal est situé à Soacha, une banlieue pauvre de la capitale colombienne, Bogotá. Cet homme y a reçu le 20 octobre un message de menaces lui ordonnant d’« accepter les conséquences », en référence à une lettre envoyée le 10 octobre dans laquelle il était écrit que lui et les autres habitants de Soacha dont un proche avait été sommairement exécuté par l’armée devaient garder le silence, ce qu’ils n’ont pas fait. Le frère de John Smith Porras Bernal, Fair Leonardo Porras Bernal, a été vu pour la dernière fois le 8 janvier 2008 ; il avait alors vingt-six ans. Le 16 septembre de la même année, sa mère a appris que son corps avait été retrouvé dans une fosse commune dans le département du Norte de Santander (nord-est du pays). L’armée a affirmé qu’il faisait partie d’un groupe armé illégal et était mort au combat le 12 janvier 2008. Une enquête menée par le Bureau du procureur général a révélé que l’armée mentait et (...)

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