Écrire Perwiz Kambakhsh (h), étudiant et journaliste

ASA 11/002/2008 - AU 39/08 Perwiz Kambakhsh, étudiant et journaliste, a été condamné à mort pour blasphème le 22 janvier dans la ville de Mazar-e-Charif (province de Balkh, nord du pays). Avant l’ouverture de son procès, des dignitaires religieux locaux avaient demandé qu’il soit exécuté pour avoir porté préjudice à l’islam. Il a été jugé à huis clos devant le tribunal provincial de première instance, sans bénéficier de l’assistance d’un avocat. Perwiz Kambakhsh a été condamné conformément à la législation relative au blasphème, pour avoir téléchargé sur Internet des documents analysant le rôle des femmes dans l’islam et pour les avoir distribués à l’université de Balkh. Son frère, Yaqub Ibrahimi, a formé un recours en sa faveur. Si Perwiz Kambakhsh est débouté par la cour d’appel et par la Cour suprême, son jugement sera soumis à l’examen du président Hamid Karzaï, qui a le pouvoir, aux termes de la Constitution, de l’approuver, de commuer la peine ou de gracier le condamné. Perwiz Kambakhsh aurait indiqué que le tribunal qui l’a jugé se composait de trois juges et d’un magistrat du ministère public. Une copie de sa condamnation à la peine capitale lui a été remise avant même qu’il n’ait eu l’opportunité de se défendre, puis il a été conduit hors de la salle d’audience par des gardes armés et ramené en prison. Perwiz Kambakhsh, qui travaille pour un journal local à Mazar-e-Sharif, a démenti toutes les accusations portées contre lui et affirmé que ses « aveux » lui avaient été arrachés sous la contrainte. Les (...)

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