3.3. Pourquoi la violence contre les femmes persiste-t-elle ?

3. 3. Pourquoi la violence contre les femmes persiste-t-elle ?

Dans le Pendjab, au Pakistan, Mukhtaran Bibi, une Pakistanaise âgée de trente ans, a été condamnée en juin 2002 par un "tribunal tribal" à subir un viol collectif. La condamnation sanctionnait la "liaison illicite" de son frère cadet avec une jeune fille d’une autre tribu considérée comme supérieure dans la hiérarchie tribale. Plusieurs centaines de villageois ont assisté au châtiment. Ce n’est qu’après qu’un religieux local eut mentionné l’affaire et qu’un journaliste s’en fut emparé que la police locale est intervenue.

Discrimination

La cause profonde de la violence à l’égard des femmes réside dans la discrimination liée au genre - le refus de l’égalité entre hommes et femmes dans tous les aspects de la vie.

Les femmes peuvent également être prises pour cible en raison de leur race, de leur niveau social, de leur milieu culturel, de leur identité sexuelle ou de leur contamination par le VIH, ou encore parce qu’elles appartiennent à des milieux pauvres ou marginalisés.

Domination

Certains hommes usent de la violence pour dominer les femmes, en particulier à travers le contrôle de leur sexualité. Les femmes qui ne se conforment pas aux normes en vigueur relatives à la féminité s’exposent souvent à de sévères châtiments.

Société

La violence contre les femmes n’est ni "naturelle" ni "inévitable" ; elle persiste car la société le permet. Quasiment chaque culture comprend une forme de violence à l’égard des femmes qui passe pratiquement inaperçue car elle semble normale ou acceptable.

Conflits armés

Dans les conflits armés, la violence contre les femmes est souvent une arme de guerre : elle est utilisée pour les déshumaniser ou pour persécuter la communauté à laquelle elles appartiennent.

Les femmes qui fuient leur domicile pour échapper à la violence ou à un conflit, ou encore dans l’espoir de trouver ailleurs une vie meilleure, risquent souvent, n’étant pas assez ou pas du tout protégées, d’être maltraitées ou exploitées.

Impunité

La violence contre les femmes se poursuivra tant qu’elle restera cachée, jugée avec indulgence ou passée sous silence par la société et les autorités, et tant que les auteurs de ces violences ne seront pas soumis à des sanctions.

Un professeur de la VUB condamné à mort

Le Dr Ahmadreza Djalali, un citoyen iranien résidant en Suède et professeur invité à la VUB en Belgique, a été condamné à mort : demandez sa libération, signez la pétition !