6.3. Violences contre les femmes réfugiées.

6.3. Violences contre les femmes réfugiées

Un rapport publié en 2002 fait état d’au moins 18 cas de femmes, originaires du Boutan, qui auraient été victimes de sévices sexuels et d’exploitation par des personnes appartenant à des organisations humanitaires, dans des camps pour réfugiés situés au Népal.
Les demandeuses d’asile et les réfugiées sont souvent confrontées à un cycle de violence sans fin. En fuyant un danger, elles peuvent se retrouver dans une situation où elles risquent la violence et l’exploitation.
En quête de sécurité, de nombreux réfugiés, en particulier lorsqu’il s’agit de femmes, sont victimes d’atteintes à leurs droits fondamentaux commises par des garde-frontières, des bandits, des membres de groupes armés ou bien même par d’autres réfugiés.
Dans les camps pour réfugiés, l’horreur continue
Les agressions sexuelles et la violence domestique contre les femmes sont monnaie courante dans les camps pour réfugiés. Les gardiens de ces camps et les hommes réfugiés considèrent parfois les femmes et les adolescentes non accompagnées comme des biens sexuels communs. Celles qui ont déjà été violées peuvent être prises pour proie car on estime qu’elles ont perdu leur vertu. Elles doivent également supporter les conséquences physiques et psychologiques du traumatisme qu’elles ont subi sans bénéficier d’un soutien médical ni d’une aide psychologique appropriés, car les structures sociales qui seraient à même de les protéger sont détruites.
La discrimination à l’égard des femmes dans la distribution des vivres et des services peut également entraîner des violences sexuelles car les réfugiées sont rendues vulnérables par les privations.
Même les humanitaires, qui sont précisément responsables du bien-être des réfugiés et des personnes déplacées, sont parfois responsables de violences contre les femmes et les fillettes.
Femmes réfugiées, femmes exploitées
Les réfugiées qui résident dans des villes et des villages sont exposées à la violence et à l’exploitation. Certaines femmes vivant illégalement en zone urbaine se voient forcées de payer des pots-de-vin à caractère sexuel à des policiers ou à d’autres fonctionnaires.

Au Népal, le HCR a constaté que, dans 18 cas au moins, des personnes de nationalité bhoutanaise réfugiées dans des camps avaient été victimes de sévices et d’exploitation sexuels, du fait d’employés d’organismes d’aide aux réfugiés. Les victimes comprenaient une fillette de sept ans et une femme handicapée. De manière générale, on accepte désormais l’idée que les travailleurs d’organisations humanitaires doivent rendre compte de leur conduite ; un certain nombre d’organismes ont établi des codes de conduite à l’intention de leur personnel.

TEMOIGNAGE

Contactez un Centre pour réfugiés près de chez vous et demandez-leur s’il est possible d’inviter une femme réfugiée en classe, afin d’avoir un témoignage direct. Vous pouvez également emprunter une cassette vidéo chez Amnesty International (voir chapitre 9.2 - Outils).

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