7.2. Les campagnes internationales.

7.2. Les campagnes internationales

La marche mondiale des femmes
Née en 1996 à l’initiative de la Fédération des femmes du Québec (Canada), la Marche mondiale des femmes est rapidement devenue un mouvement mondial. En 2000, elle rassemblait 6000 groupes provenant de 163 pays et territoires différents. Des millions de femmes à travers le monde l’ont soutenue et plus de cinq millions de signatures en appui à leurs revendications ont été déposées aux Nations unies. Cette marche a mis en avant une importante réalité au cœur du quotidien des femmes : elle démontre que la solidarité féminine mondiale est possible. Elle se vit partout, chaque jour, par toutes ces femmes qui luttent pour le droit de vote, l’accès à l’eau, à la terre, à l’éducation et à la santé, qui luttent contre le viol, les agressions sexuelles et la violence conjugale, pour la maîtrise de leur corps et de leur sexualité, pour l’égalité et l’équité salariale, pour la reconnaissance des droits des homosexuelles, des femmes autochtones et des femmes handicapées, pour une participation égalitaire en politique, pour le partage de la responsabilité des enfants.
En Belgique, la Marche a mobilisé plus de 80 organisations de femmes et le 14 octobre 2000, quelques 35 000 femmes ont participé à une manifestation européenne deux jours avant une marche de clôture à New York devant les Nations Unies. La marche a permis de rendre visible, de renforcer et de solidariser les groupes de femmes belges autour de revendications communes contre la violence et la pauvreté à l’égard des femmes. La marche a donné naissance à de nombreuses plates-formes régionales dont certaines sont restées actives. A l’occasion de la journée internationale des Femmes, la Marche mondiale belge a co-organisé le Parlement des Femmes 2003 et une veillée aux flambeaux pour la paix et contre les violences.
Les femmes en noir
Sous l’appellation générale de Femmes en noir, des femmes se sont opposées dans différents pays à la violence et à la haine engendrées par la guerre en organisant des manifestations silencieuses, et elles ont attiré l’attention sur le lien entre la violence pendant un conflit et la continuité de la violence contre les femmes. Des groupes de Femmes en noir ont rassemblé des femmes palestiniennes et israéliennes à Jérusalem ou des femmes à Belgrade, en Serbie, soutenues par une multitude de sympathisantes dans le monde entier.
Dans les situations les plus tendues, où les oppositions sont les plus tranchées, les femmes trouvent encore les moyens de travailler malgré les conflits. À Jérusalem, le Centre de Jérusalem pour les femmes et Bat Shalom ont été créés en même temps, à l’issue d’un dialogue, qui se poursuit, entre femmes palestiniennes et israéliennes. Ces organisations opèrent de manière indépendante, mais sont liées par un même organisme de coordination, Jerusalem Link. Malgré les tensions qui affectent les relations entre les deux groupes, ceux-ci ont continué à communiquer et à travailler ensemble à la création d’une “initiative de leadership authentique et efficace par les femmes”.
La Campagne du Ruban Blanc
La Campagne du Ruban Blanc est une campagne européenne de sensibilisation, de mobilisation des hommes et de promotion d’outils éducatifs orientés vers les jeunes, en vue de l’adoption de mesures concrètes pour éliminer les violences faites aux femmes. Les acteurs du Ruban Blanc sont orientés vers une culture de la paix et une société non violente. Chaque année, le 25 novembre, ils portent un ruban blanc, symbole d’un engagement personnel de ne jamais commettre un acte de violence contre une femme et de ne jamais cautionner ou passer sous silence des actes de violence contre des femmes perpétrés par d’autres hommes.
Source : brochure “ Femmes/Hommes dans le monde ” éditée par la Communauté Française.

Pour en savoir plus :
Site de la campagne www.eurowrc.org/