Article 14

Article 14 :

DROIT D’ASILE Tout le
monde a le droit de
quitter son pays et de
demander protection à
un autre pays s’il est
persécuté ou menacé de
persécutions.

« Il n’existe pas de plus grande douleur au monde que la perte de sa terre
natale. »
Euripide, 431 avant J-C

« Protégeons les réfugiés, ces grands survivants de notre histoire, qui ont
persévéré après avoir tout perdu, à l’exception de l’espoir. »
Kofi Annan, ancien
secrétaire général des Nations Unies

« Je sais que personne ne veut des réfugiés, mais sait-on seulement que nous ne
voulons pas être des réfugiés ? »
Un somalien de 14 ans réfugié au Kenya

UN CAS

Égypte : environ 1200 demandeurs d’asile
renvoyés vers l’Erythrée

Les autorités égyptiennes ont renvoyé de force
quelque 1 200 demandeurs d’asile érythréens dans
leur pays entre le 12 et le 19 juin 2008. Si la quasitotalité
des mères accompagnées d’enfants et des femmes
enceintes ont été libérées après quelques semaines de
détention en Érythrée, la majorité des hommes et des
femmes seules restent détenus sans inculpation.
Les personnes détenues ont été transférées dans des camps
militaires et des prisons.

Pour en savoir plus et pour agir :

Cliquez ici

La Convention de Genève, document clé en matière de protection
de réfugiés, élaborée en 1951, donne du réfugié
cette définition : c’est une personne qui se trouve hors du
pays dont elle a la nationalité, car elle craint avec raison
d’y être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa
nationalité, de son appartenance à un certain groupe social
ou de ses opinions politiques. Elle ne peut ou ne veut se
réclamer de la protection de ce pays ou y retourner par
crainte de subir des persécutions.

Les réfugiés existent depuis qu’il existe des guerres, l’oppression,
la famine, et depuis qu’existent l’intolérance et la
discrimination. Pour ainsi dire depuis toujours. Leur parcours
se résume souvent à un cercle vicieux : ils fuient un
pays qui les persécute pour une raison ou l’autre et ils sont
ensuite discriminés dans leur pays d’« accueil » en raison de
leur statut de réfugié ! Mais qui peut bénéficier du statut
de réfugié ?

Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU
demande de faire la distinction entre les demandeurs
d’asile, susceptibles d’obtenir le statut de réfugié, et les
« migrants économiques » qui fuient la misère.
Jusqu’à la fin des années 60, la Belgique a pratiqué une
politique d’immigration qui encourageait les travailleurs
étrangers (Italiens, Marocains, etc) à venir répondre au
manque de main-d’oeuvre de l’industrie. Ces personnes-là
n’entrent pas dans la catégorie des réfugiés définie par la
Convention de Genève.

Or, la plupart des pays européens ont fermé leur frontière à
l’immigration économique. Cette impossibilité pour les personnes
souffrant de la misère ou des conséquences de la
guerre d’émigrer légalement les pousse souvent à tenter la
procédure d’asile prévue pour les « réfugiés politiques ». Avec
pour conséquence d’encombrer la procédure d’asile et de la
détourner de sa vocation première, celle d’aider les personnes
persécutées pour des raisons politiques ou d’identité.

ACTIVITÉ PÉDAGOGIQUE

 Connaissez-vous des réfugiés célèbres
qui ont cherché ou trouvé asile en Belgique
(par exemple, Ilya Prigogine, prix
Nobel de chimie) ?

 Quel est le plus important centre d’accueil
des réfugiés en Belgique ?

 Lors de la seconde guerre mondiale,
beaucoup de Belges se sont réfugiés à
l’étranger, surtout en France, puis dans
d’autres pays. Cherchez des témoignages
de cette époque et comparez-les
à des témoignages de réfugiés d’aujourd’hui.

 Qu’est-ce que le HCR (Haut Commissariat
aux réfugiés) ? Quel est son rôle ?

Pour vous aider, consultez le site
http://www.unhcr.fr

LA VALISE DU
RÉFUGIÉ

Ce jeu a pour but de montrer la difficulté
de l’exil. Demandez aux élèves de dessiner
une grande valise et d’imaginer tous les
objets qu’ils devraient emporter avec eux
s’ils devaient fuir leur pays. Ils doivent se
décider en deux minutes.
(Option pour les plus jeunes : dessiner ces
objets et les coller dans la valise).

Insistez dans le jeu sur le fait que les réfugiés
ont très peu de temps pour faire leurs
valises, car ils sont forcés de quitter leur
maison et leur communauté, avec peu de
chance d’y retourner un jour. Pendant
deux minutes, les élèves doivent discuter
ensemble et décider ce qu’ils vont emporter.
Si vous le désirez, vous pouvez rajouter
quelques effets pour installer une
ambiance : enregistrements de bruits de
guerre, musique stressante, lampes qui
s’éteignent... Vous pouvez éventuellement
situer l’action dans un pays qui connaît
une situation d’exil à cause d’une guerre
ou d’une catastrophe.

Posez ensuite les questions suivantes :

 Qu’avez-vous emporté ? Pourquoi pensez-
vous que cela vous sera utile ?

 Qu’avez-vous ressenti durant ce jeu ?

 Avez-vous pensé à prendre des documents
d’identité avec vous ? Sinon,
comment pourriez-vous prouver qui
vous êtes ?

Confrontez ensuite les élèves à des témoignages
réels, soit en invitant un réfugié,
soit en trouvant des témoignages dans des
livres, sur vidéo ou sur internet. Vous pouvez
aussi consulter le site d’Amnesty :
http://www.amnestyinternational.be/doc/m
ot52.html

 Ligue des droits de l’homme (Belgique)
http://www.liguedh.be/

 European Council on Refugees and
Exile (ECREE) : www.ecre.org

 UNITED - Information UNITED
http://www.united.non-profit.nl /

 uropean Networks on Integration of
Refugees : http://www.refugeenet.org

 Separated Children in Europe Programme
 : http://www.sce.gla.ac.uk/

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse