Article 28

Article 28 :

DROIT À LA PAIX Tout
le monde doit respecter
l’’ordre social’
nécessaire pour que
tous ces droits soient
respectés.

« Il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l’homme seront
violés en quelque partie du monde que ce soit. »

René Cassin, un des membres du comité de rédaction de la DUDH.

« Une culture de la paix est un processus caractérisé par le développement social
non violent lié à la justice, aux droits de l’homme, à la démocratie et au
développement. »

Conférence internationale pour l’éducation, Genève, 1994.

Un cas

Guatemala : Trois bénévoles de
l’Association chrétienne de jeunes
gens (YMCA) du Guatémala, qui travaillaient
avec des jeunes risquant
d’être recrutés par des gangs, ont
été assassinés le 10 août 2008. La lutte pour la paix et la
sécurité comporte souvent des risques.

Pour en savoir plus et pour agir :

Cliquez ici

ISRAËL – PALESTINE :
LA PAIX EST POSSIBLE

J’appartiens à un groupe de familles endeuillées, des
familles israéliennes et palestiniennes. Ce groupe -on
l’appelle le cercle des Parents-Forum des Familles- ne
représente que ses membres, lesquels considèrent qu’ils
ont dû payer le prix maximum pour une guerre qui
aurait dû se terminer il y a longtemps si nous
n’avions pas laissé des politiciens sans pitié, irréfléchis
et cyniques utiiser la vie de nos enfants comme
des pions dans un jeu mortel, qui a fait du sang de
nos enfants la marchandise la moins coûteuse sur le
marché politique. (…)
Nos enfants tuent d’autres enfants parce qu’ils ont été
éduqués à des concepts de discrimination entre sang
et sang, et dans la croyance qu’ils valent mieux que
les autres. Nos enfants meurent parce que la voix des mères et des
pères à été étouffée, sous-estimée durant des siècles, et aussi parce
qu’elle a été remplacée par la voix de politiciens corrompus, de généraux
assoiffés de sang, d’hommes d’affaires avides et sans scrupules,
de prétendus leaders qui ne s’expriment jamais en tant que parents.
(…)

Je pense aussi à cette jeune mère palestinienne, Najakh, venue avec
moi à New York parler de la paix et dont le fils de 10 ans a été tué.
Najakh ne ressent qu’affection pour mon fils, lui ausi du même âge.
Je pense à Khaled, un directeur d’école palestinien, qui a trouvé le
corps de son fils criblé de 50 balles, qui n’ a jamais
su ni pourquoi,ni comment, et qui, 20 jours plus
tard, a appelé sa femme pour lui dire de cesser de
pleurer son enfant et de commencer à pleurer le
mien.
Je pense à tous les parents du monde qui ne rêvent
pas de venger la mort de leur enfant par la mort
des enfants d’autrui.

Aujourd’hui, alors que le terme « terreur » définit
les actions meurtrières des pauvres et des faibles,
tandis que « la guerre contre la terreur » définit les
actions meutrières des forts et des riches, alors que
les plus grandes démocraties commettent les
crimes contre l’humanité les plus horribles au nom de « la liberté »,
de « la justice » et du « choc des civilisations », nous, les familles en
deuil, les victimes du terrorisme ou du contre-terrorisme, nous
sommes les seuls à pouvoir dire au monde qu’il n’existe pas de
meurtre civilisé de l’innocent, ni de meurtre barbare de l’innocent. Seul existe le meurtre criminel de l’innocent.
Nous sommes ceux qui pouvons dire au monde qu’il n’y a pas de choc des
civilisations, il n’y en a pas au royaume des enfants morts, un royaume
qui ne cesse de s’étendre. Au contraire : le véritable multiculturalisme y
prévaut, avec la vraie égalité, la vraie justice. Et peut-être devons-nous rappeler
au monde que l’âge d’or, tant pour l’Islam que pour le Judaïsme, fut
celui où ils vécurent aux côtés l’un de l’autre, se nourrissant mutuellement.
(…)

Nurit Peled-Elhanan
Jerusalem Post - 28 nov. 2002
(Traduction Kol Shalom)
Membre d’un groupe de dialogue israélopalestinien,
mère de Smadari, une jeune
fille tuée dans un attentat à Jerusalem en 2002.

DROIT À LA PAIX ET DROIT
HUMANITAIRE

Le Droit International Humanitaire (DIH) a été mis en place et
développé afin de protéger certains groupes particulièrement
vulnérables de personnes. Il existe des lois qui régissent dans
quelles circonstances la guerre doit être déclarée, et comment
une guerre peut être menée. En 1945, il a été décidé que la
guerre était une manière inacceptable de régler les divergences
politiques. Elle est devenue illégale, sauf dans les cas de légitime
défense. Les Etats conservent le droit de se défendre eux-mêmes,
individuellement ou collectivement, contre les atteintes à leur
indépendance ou à leur territoire. La Charte des Nations Unies
autorise les États à utiliser la force pour maintenir ou rétablir la
paix et la sécurité.
Le droit international humanitaire ne vise pas seulement à protéger
les victimes de conflits entre les États mais protège aussi les
victimes des combats menés au sein d’un pays entre groupes
armés. En outre, il protège les victimes de troubles internes,
comme les émeutes, les luttes entre les factions ou contre les autorités.

Activité pédagogique

 Faites un portrait de personnes qui
militent pour la paix et pour le rapprochement
des communautés, comme
dans le conflit israélo-palestinien (voir
témoignage plus haut).

 Quels sont les trois derniers prix Nobel
de la paix. En quoi leur action a-t-elle
été déterminante dans le respect des
droits humains et la recherche de la
paix ?

 Donnez un exemple de « groupes particulièrement
vulnérables de personnes »
protégés par le DIH ?

 Donnez des exemples de conflits
récents où le DIH a été ou n’a pas été
respecté.

Pour en savoir plus

 La Croix Rouge a réalisé un dossier
pédagogique sur le DIH :
Cliquez ici

Les Nations Unies ont développé plusieurs
programmes sur la paix et le développement.
Le Pnud est l’agence des Nations
Unies particulièrement chargée du développement.
Il publie chaque année un rapport
sur les grands enjeux et un classement
en fonction du niveau de vie par
pays.

 Programme des Nations Unies pour le
développement :
Cliquez ici

 Déclaration des Nations Unies sur le
droit au Développement (1986)

 Déclaration et Programme d’action de
Vienne (1993)

 Conférence internationale sur la population
et le développement (CIPD –
1994)

 Objectifs du millénaire pour le développement
Cliquez ici