CAMBODGE : Emprisonnés à l’issue d’un procès inéquitable.

BORN SAMNANG et SOK SAM OEUN ont été condamnés à vingt ans de prison le 1er août 2005 à l’issue d’un procès inique qui a fait suite à une enquête pénale entachée de graves irrégularités. Le tribunal de Phnom Penh a déclaré les deux hommes coupables du meurtre, commis le 22 janvier 2004, du syndicaliste de premier plan CHEA VICHEA, malgré l’absence de preuves les liant à cet homicide.

Chea Vichea, qui était président du Syndicat libre des travailleurs, a été abattu à bout portant alors qu’il était en train de lire près d’un kiosque à journaux, dans le centre de Phnom Penh. Des témoins ont signalé que l’assassin, qui n’était pas masqué, s’est enfui sur une moto conduite par un complice.

Born Samnang et Sok Sam Oeun ont des alibis, mais la police a menacé et arrêté les témoins ainsi que les personnes qui avaient fourni leur alibi aux suspects. Born Samnang affirme avoir été battu et amené par la force et la corruption à faire des déclarations qui ont été utilisées comme preuves contre lui.

Il n’a jamais été demandé aux témoins oculaires de cet assassinat d’identifier les suspects et lorsqu’on leur a montré des photos de ces derniers, ils ont déclaré qu’ils ne ressemblaient pas aux hommes aperçus sur le lieu du crime.

En mars 2004, un juge ayant admis avoir été soumis à des pressions politiques a décidé d’abandonner les poursuites, en raison de l’insuffisance de preuves. Il a été démis de ses fonctions quelques jours plus tard. Le ministère public a fait appel de la décision de ce juge et le procès a repris avec un nouveau magistrat, qui a déclaré les deux hommes coupables.


Modèle de lettre

[/Sar Kheng

Deputy Prime Minister and Co-Minister of Interior

Ministry of Interior

275 Norodom Blvd

Phnom Penh

Cambodge/]

Monsieur le Ministre,

Je suis un/e étudiant/e de l’école… en Belgique.

Je vous demande de mener une nouvelle enquête indépendante sur le meurtre du syndicaliste Chea Vichea. Il n’est pas juste que deux personnes, à savoir Born Samnang et Sok Sam Oeun, soient condamnés sans preuve.

Je vous prie de libérer sans délai Born Samnang et Sok Sam Oeun, à moins qu’il existe des preuves suffisantes permettant de les inculper. Dans ce cas, ils devront bénéficier rapidement d’un nouveau procès, conforme aux normes d’équité.

En espérant que vous tiendrez compte de ma lettre, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de mes sentiments distingués.

Nom et prénom :

Adresse :

Signature :

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