Tibet Des enfants tibétains menacés de torture et de mauvais traitements en détention

Quatre enfants tibétains de quinze ans, détenus depuis le 7 septembre 2007 dans la province du Gansu, sont gravement menacés de torture et de mauvais traitements. Ils sont soupçonnés d’avoir écrit des slogans en faveur de l’indépendance du Tibet. Un cinquième enfant, âgé de quatorze ans, est hospitalisé pour les graves blessures à la tête qui lui ont été infligées en détention.

Le 7 septembre 2007, une quarantaine d’enfants ont été arrêtés par la police du canton de Xiahe, dans la préfecture de Gannan (province du Gansu) pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression. Tous sauf sept ont été libérés dans les quarante-huit heures. Parmi les sept restants, deux garçons de quatorze ans ont été libérés un peu plus tard, après versement par leur famille d’une somme d’argent qui avoisinerait les 2000 yuans (environ 190 euros). Un autre garçon du même âge, dénommé semble-t-il Lhamo Tseten, a obtenu l’autorisation, là encore après versement d’une somme d’argent à la police, d’être hospitalisé pour les graves blessures à la tête qui lui avaient été infligées en détention.

Des responsables du bureau de la Sécurité publique exigeraient le paiement de plus de 20000 yuans (environ 1900 euros) pour la libération des quatre derniers garçons. Il semble que la police ait décidé de ne libérer aucun de ces garçons tant que la totalité de la somme réclamée pour les quatre n’aura pas été versée. En outre, les enfants libérés après le versement d’une somme d’argent par leur famille risquent malgré tout d’être ré arrêtés peu de temps après, selon un scénario déjà observé à plusieurs reprises par les habitants de la région.

D’après certaines informations reçues par Amnesty International, les policiers ont utilisé des aiguillons électriques contre les enfants, et l’un d’eux, Chopa Kyab, est emmené la nuit et est gravement traumatisé par les traitements qu’il subit.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Au Tibet, les libertés d’expression, de religion et d’association demeurent sévèrement limitées, et des dizaines de prisonniers d’opinion, dont des moines et des nonnes bouddhistes, se trouvent toujours derrière les barreaux.
Amnesty International dénonce depuis longtemps l’utilisation, au Tibet, de la détention arbitraire sans inculpation, procès ni contrôle d’une autorité judiciaire, ainsi que de la torture et des mauvais traitements en détention.

Modèle de lettre

Premier ministre de la République populaire de Chine :

WEN Jiabao Guojia Zongli

The State Council General Office

2 Fuyoujie, Xichengqu

Beijingshi 100017

Chine

Fax : +86 10 65961109 (via le ministère des Affaires étrangères)
ou 2260 (via le ministère des Communications)

Monsieur le Premier Ministre,

Je suis un/e étudiant/e de l’école ... en Belgique.

Je suis très inquiet/e quant aux pratiques d’arrestation et de détention d’enfants au Tibet.

J’exige la libération immédiate et sans conditions des quatre enfants encore détenus dans la province du Gansu.

Et je vous demande également :

  d’ouvrir une enquête sur les violences subies par ces enfants, ainsi que sur les pratiques corrompues de la police locale consistant à demander de l’argent aux familles en échange de la libération de leurs proches.
  que ces enfants reçoivent immédiatement des soins médicaux et une protection contre tout nouveau mauvais traitement.

En espérant que vous tiendrez compte de ma lettre, veuillez accepter, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Nom et prénom :

Adresse :

Signature :