Yang Chunlin Torture et mauvais traitements d’un militant des droits humains


Le militant des droits humains Yang Chunlin, arrêté le 6 juillet, aurait été torturé au poste de police de Heitong à Jiamusi (province de Heilongjiang). Après plus de trois mois de détention, il est toujours maintenu au secret. Amnesty International craint que cet homme ne soit encore torturé ou soumis à d’autres formes de mauvais traitements.

Selon les informations recueillies par Amnesty, il a été soumis à une méthode de torture couramment utilisée en Chine : ses bras et ses jambes ont été étirés et enchaînés aux quatre coins d’un lit en métal, de façon à ce qu’il ne puisse plus bouger, et il a dû manger, boire et faire ses besoins dans cette position. Les personnes soumises à ce type de torture souffrent de douleurs intenses dans tout le corps. Ce traitement lui aurait été infligé à deux reprises, pendant six jours au début du mois d’août et une journée en septembre, et il aurait été forcé à regarder d’autres détenus subir le même sort, puis à nettoyer leurs excréments.

Amnesty International pense que Yang Chunlin a été torturé de cette manière en partie parce qu’il a refusé d’« avouer » s’être rendu coupable de « subversion de l’État » en recueillant des signatures pour la pétition « Nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques ». Il aurait également informé d’autres détenus de leurs droits fondamentaux.

Avant d’être arrêté, Yang Chunlin avait apporté un soutien actif à une action en justice intentée par plus de 40 000 cultivateurs de sa région expropriés de leurs terres sans compensation appropriée, ce qui lui a valu, tout comme sa participation à une grève de la faim organisée par l’avocat des droits humains Gao Zhisheng à Pékin, d’être arrêté quatre fois en 2006. Yang Chunlin aurait lancé cette année une campagne sous le mot d’ordre « Nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques » afin de rendre compte de la frustration des agriculteurs de la région, qui ont le sentiment que l’on utilise les Jeux de Pékin pour détourner l’attention des violations des droits humains dont ils sont victimes, comme la confiscation de leurs terres. Ce slogan a par la suite été adopté par d’autres groupes à travers le pays.

Modèle de lettre

Premier ministre de la République populaire de Chine :

WEN Jiabao Guojia Zongli

The State Council General Office

2 Fuyoujie, Xichengqu

Beijingshi 100017

Chine

Fax : +86 10 65961109 (via le ministère des Affaires étrangères)
ou 2260 (via le ministère des Communications)

Monsieur le Premier Ministre,

Je suis un/e étudiant/e de l’école ... en Belgique.

Je suis très inquiet/e quant à l’arrestation et aux actes de torture dont a été victime Yang Chunlin.
Il n’est pas juste qu’il ait été arrêté et détenu simplement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression. C’est pourquoi je vous prie de le libérer immédiatement et sans condition et d’ordonner l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale sur ces faits.

Je vous prie également d’intervenir pour mettre un terme aux actes de torture et autres mauvais traitements infligés à cet homme. Je vous demande entre autres :

 de veiller à ce qu’il bénéficie de tous les soins médicaux dont il pourrait avoir besoin tant qu’il est maintenu en détention ;

 de lui permettre sans délai de recevoir régulièrement des visites de ses proches et de ses avocats.

En espérant que vous tiendrez compte de ma lettre, veuillez accepter, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Nom et prénom :

Adresse :

Signature :

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse