Le monde après le 11 septembre 2001 : une vidéo et un dossier pédagogique

UNE CASSETTE VIDÉO POUR LES ENSEIGNANTS DU SECONDAIRE

SOMMAIRE

INTRODUCTION
1) Première partie : ce qui s’est passé le 11 septembre 2001
2) Deuxième partie : le terrorisme
3) Troisième partie : les médias
4) Quatrième partie : le racisme, les discriminations
5) Les mots de la fin, ou comment aller plus loin

INTRODUCTION
L’origine du projet

L’idée de réaliser cette cassette vidéo et ce dossier est venue suite au désarroi de nombreux professeurs effrayés par les attitudes ou réflexions racistes de leurs élèves, à la suite des attentats du 11 septembre 2001.
Ce phénomène a inquiété des enseignants du secondaire qui ont contacté Amnesty International pour demander de l’aide. La demande porte essentiellement sur l’utilisation d’outils pédagogiques permettant d’ouvrir un dialogue et de mener une réflexion approfondie sur ces événements. C’est pourquoi, nous avons décidé de répondre à leur demande par la réalisation d’une cassette vidéo qui consiste en un dialogue entre des jeunes d’une école secondaire bruxelloise, d’une maison de jeunes d’Etterbeek, et des professeurs d’université traitant de l’islam, du terrorisme, de la politique internationale, des médias et des discriminations. Nous avons également voulu associer à ce projet le groupe de rap Starflam, qui est très écouté des jeunes et qui porte un message de tolérance.

Cette cassette vidéo a donc pour but :
• de permettre aux jeunes de s’exprimer sur ce sujet d’actualité particulièrement sensible et d’obtenir des réponses directes à leurs questions par des personnes spécialisées et compétentes.
• d’éviter l’apparition de nouveaux comportements racistes
• de constituer un matériel de sensibilisation à long terme sur le problème des discriminations en général (et pas seulement concernant ces évènements précis).
La diffusion de cette vidéo dans les écoles, les centres et maisons de jeunes, permettrait donc d’affiner l’information et faire réfléchir les jeunes au-delà des clichés et des stéréotypes auxquels ils sont confrontés quotidiennement. Afin de réaliser ce projet, Amnesty a choisi de travailler en partenariat avec le CFA (Centre de Formation d’Animateurs) qui a une longue expérience en animation et en réalisation vidéo.
Par la suite, afin de ne pas disperser les énergies, Amnesty International et le CFA ont rejoint la campagne « La haine, je dis non » portée à l’origine par le MRAX et la Ligue des droits de l’Homme. C’est ainsi que cette cassette vidéo et le dossier pédagogique qui l’accompagne s’inscrit dans une vaste campagne contre l’intolérance et les discriminations.
Le dossier pédagogique
Ce dossier se base sur la cassette vidéo « Le monde après le 11 septembre ». Il permet aux enseignants du secondaire de susciter la réflexion des élèves après la vision de chacune des quatre séquences de la cassette. De façon générale, le but de ce dossier est de dépasser l’émotion liée aux attentats du 11 septembre et à leurs conséquences dans le monde, pour développer une réflexion sur la justice et les discriminations.
Après la vision de la cassette et les exercices pédagogiques, les élèves devraient être capables de comprendre le concept de discrimination. Des jeux leur permettront de percevoir de manière vécue et simple le danger de punir tout un groupe pour les actions d’un petit nombre. Ils pourront aussi comprendre la diversité de chaque groupe religieux, ethnique, linguistique... et ainsi éviter les généralités et les amalgames. Enfin, les élèves pourront trouver des idées d’actions afin de protéger les personnes victimes de discriminations et de construire un environnement ouvert et tolérant.

I. Première partie : ce qui s’est passé le 11 septembre 2001

OBJECTIFS

• Donner un espace de liberté d’expression où chacun peut exprimer son émotion à propos de ces attentats
• Etre conscient du fait que des personnes sont victimes de violences verbales ou physiques simplement parce qu’ils appartiennent à un groupe déterminé.

ACTIVITES

1) Discuter des attentats du 11/09

Posez les questions suivantes aux élèves, après avoir lu le compte-rendu des attentats
-Quels sont vos sentiments sur ces attentats ?
Laissez les élèves s’exprimer librement. Si certains font des généralités, en disant par ex. « les musulmans » ou « les Américains », vous pouvez simplement leur demander « tous les musulmans ? » ou « tous les Américains ? » et ensuite noter les réflexions pour approfondir la discussion au cours de la quatrième partie.
-Quels sont les acteurs en présence ?

 Les victimes des attentats appartiennent-elles à un groupe spécifique ? Lequel ?

 Comment avez-vous appris la nouvelle de ces attentats ?

2) L’émotion suscitée dans le monde

Réactions des élèves sur la cassette vidéo

 On n’a pas fait 1 min. de silence pour les autres victimes de la faim, des embargos, de la guerre ou du terrorisme dans le monde.

 On se sent plus proches des victimes américaines car on a le même mode de vie, on s’identifie plus à leur culture.
Recopiez ces deux réflexions sur deux grandes feuilles que vous collerez à deux extrémités de la classe. Demandez aux élèves de se placer près de la phrase dont ils se sentent les plus proches. Proposez à ces 2 sous-groupes de discuter séparément pourquoi ils ont choisi cette phrase. Réunissez ensuite les 2 groupes afin qu’ils partagent leurs points de vue.
Demandez ensuite aux élèves de proposer une nouvelle phrase qui puisse allier les deux points de vue et qui puisse être acceptée par tous.
Même exercice pour les phrases suivantes :

 On a visé le symbole de la puissance américaine, les sites les plus protégés au monde. Cela va aider les Américains à comprendre ce que vivent d’autres peuples dans le monde tous les jours.

 Si j’étais mère de famille américaine ou si j’avais perdu ma mère dans cet attentat, je soutiendrais l’effort de guerre de Bush contre les Talibans et le réseau de Ben Laden.
3) Les buts des attentats du 11 septembre

Quel était le but des terroristes qui ont commis cet attentat ?
Posez la question sans donner tout de suite la réponse.
(Voir réponse de François Heinderyckx, professeur à l’ULB : Nous sommes devant un terrorisme différent du terrorisme classique. Le but est de déstabiliser les USA, de leur faire perdre confiance dans leur mode de vie.)
Voyez-vous d’autres buts ? Lesquels ?

4) Les causes de ces attentats

Il est toujours difficile de trouver une justification à des actes horribles, ayant entraîné la mort de milliers d’innocents. Nous ne vous proposons donc pas de justifier ces attentats, mais de voir quelles seraient les causes qui les ont rendu possibles.
Parmi les causes citées par les élèves ou par Starflam dans la cassette, lesquelles vous semblent les plus importantes ? Demandez aux élèves ou aux jeunes de les classer par ordre, de la cause la plus importante à la moins importante. Le but n’est pas d’imposer tel ou tel ordre de préférence, mais plutôt de voir qu’on mettra en avant certains types de causes selon le point de vue qu’on adopte.
- Les USA sont eux-mêmes de grands vendeurs d’armes et il est normal qu’un jour cela se retourne contre eux (Starflam)

 La cause des attentats est l’enseignement et l’influence des écoles coraniques et des mouvements intégristes qui détournent le message religieux de l’Islam.

 Les USA ont une mainmise trop importante sur le monde (ex : conflits entre Israël et Palestine, entre Timor et Indonésie...). Cela crée partout dans le monde des mouvements d’opposition à leur puissance.

 Il y a trop de différences entre pays riches et pays pauvres, entre Nord et Sud de la planète, entre grandes puissances et pays sans influence politique.

 C’est Ben Laden le seul responsable. Sans lui, ces attentats n’auraient jamais eu lieu.

 Autres

Sur les raisons du ressentiment de certains à l’égard de la politique internationale des USA
« Le soutien apporté par les Etats-Unis (et d’autres démocraties occidentales) à des dictatures corrompues, leur engagement aux côtés de régimes pratiquant la torture, voire le crime de masse, comme mode de gouvernement, sont des faits objectifs. De l’Indonésie à Panama, de la Colombie au Pakistan en passant par le Chili, la Somalie ou le Salvador, beaucoup de gens ont de sérieuses raisons d’en vouloir aux Etats-Unis. Dans de nombreux pays « amis de l’Occident » où l’opposition a été écrasée, la revendication du changement a été peu à peu annexée par des groupes extrémistes et singulièrement par les islamistes dans les pays musulmans. »
Extrait de l’article de Rony Brauman, Vous avez dit « crise humanitaire ? », Le Monde du 29/09/01. (Voir annexe)
Débat : Que pensez-vous de ce point de vue ? Est-ce justifier le terrorisme que de dire que l’attitude arrogante des USA peut provoquer des réactions violentes dans le monde, dès lors que certains partis extrémistes manipulent l’opinion publique ?
Argument à mettre en valeur : ce n’est pas parce qu’un pays, les USA en l’occurrence, a été victime d’un odieux attentat, qu’il devient interdit de critiquer la politique de cet Etat. Cela n’enlève rien à la condamnation du terrorisme qui vise des civils innocents.
Voyez-vous d’autres causes à ces attentats ? Lesquelles ?
Réponses possibles : la différence de plus en plus grande de niveau de vie entre pays pauvres et pays riches, le sentiment d’humiliation de certains pays...

5) Eviter les généralités

Pourquoi est-il dangereux d’utiliser des expressions comme « les Américains » ou « les musulmans » ?
Intervention de M. Heinderyckx : les Américains forment une population très diversifiée, qui compte notamment des personnes de culture et d’origine musulmane. Beaucoup d’Américains sont critiques par rapport à la guerre menée contre l’Afghanistan.
Les USA ont-ils mené seuls la guerre contre les Talibans et contre les bases arrières de Ben Laden ? Quels sont leurs alliés dans leur « guerre au terrorisme » ?
Sur la notion d’ennemi
« La notion d’ennemi, qu’il soit défini en termes politique, national, moral, ethnique, ou religieux, est souvent présentée comme inhérente aux relations internationales. Qu’il s’agisse de « Boche », de « Rouge » ou d’« intégriste », l’ennemi est diabolisé, intrinsèquement coupable et dépeint comme l’origine univoque des maux qui pèsent sur la société. (...) Plus que la notion d’ennemi, c’est le concept d’altérité qui est inhérent aux relations internationales. Nul n’échappe à la relation à l’autre. Mais le mode de gestion de cette relation ne peut pour autant être réduit à l’opposition. Il peut également revêtir les formes de la négociation et de la coopération. »
Extrait de l’article de Tanguy de Wilde d’Estmael, Claude Roosens et Valérie Rosoux, Eviter les crispations, assumer la mondialisation, La Libre Belgique, 15 et 16/09/01. (Voir annexe).

Question

 quels sont nos ennemis aujourd’hui ? Avons-nous vraiment des ennemis ? Comment les reconnaître ?
Réflexion : nos ennemis d’hier sont devenus nos « amis » ou du moins nos partenaires. Des pays comme l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie se sont fait la guerre et sont rassemblées aujourd’hui au sein de l’Union européenne. Cela prouve qu’on n’est jamais ennemi pour la vie. Juifs, musulmans et chrétiens ont vécu ensemble sans conflit majeur pendant plus d’un siècle en Andalousie, au Xème et XIème siècle. Il n’y a donc pas de fatalité à la haine entre peuples.

II. Deuxième partie : le terrorisme

OBJECTIFS

 comprendre la difficulté de définir le terrorisme de façon universelle

 comprendre la spécificité du terrorisme pratiqué par le réseau de Ben Laden

 trouver des idées pour lutter contre le terrorisme

ACTIVITES

1) Définition du terrorisme

Il n’existe pas de définition juridique universelle du terrorisme. Pour certains, on peut qualifier de « terroriste » toute personne qui s’en prend avec violence contre des cibles civiles, afin de défendre une cause ou un opinion. Pour d’autres, il ne faut pas confondre « résistant » et « terroriste ». Selon cette dernière conception, les attentats commis par certains groupes palestiniens dans les territoires occupés devraient être considérés d’avantage comme des actes de résistance à l’occupation israélienne que comme des actes terroristes (voir question ci-dessous).
Sans rentrer dans un débat juridique, voici quelques précisions sur la notion de terrorisme.
En 1996, la Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de l’homme des Nations unies a nommé une rapporteuse spéciale, Kalliopi Koufa, chargée d’étudier le "terrorisme" en relation avec les droits humains. Dans son rapport d’activité du mois d’août 2001, la rapporteuse spéciale constate, en ce qui concerne la question du "terrorisme", que "les points de vue sont tellement différents et les contextes tellement divers qu’il s’est révélé à ce jour impossible pour la communauté internationale d’en donner une définition acceptée de tous". La rapporteuse spéciale souligne également que "le terme de terrorisme est chargé de connotations émotives et politiques. Associé le plus souvent à un jugement négatif implicite, il est utilisé de manière sélective".
La rapporteuse spéciale met en évidence le risque de confusion entre définition et jugement de valeur, confusion qui conduit souvent les commentateurs à qualifier de "terroristes" les actes auxquels ils s’opposent ou à rejeter ce terme lorsqu’il est question d’activités qu’ils soutiennent.
Suite aux attentats du 11 septembre et à la mise en place d’une coalition internationale de lutte contre le terrorisme, beaucoup d’Etats ont profité de la situation pour augmenter la répression face à des mouvements séparatistes ou religieux d’opposition.

Question :

 quelle est la différence entre résistant et terroriste ? Qu’en est-il de la situation en Israël et en Palestine ?

Réponse de Françoise BERLAIMONT, matin première, RTBF, 06/12/01
Le même homme sera résistant pour les uns, terroriste pour les autres. Que dit le dictionnaire ? Résistant : patriote s’opposant à l’occupation de son pays. Terroriste : membre d’une organisation politique qui use du terrorisme comme moyen d’action. Terrorisme : ensemble des actes de violences, attentats, prises d’otages de civils qu’une organisation politique commet pour impressionner un pays. Que dit le droit international ? Le résistant est celui qui lutte dans le cadre d’un conflit armé. Le terroriste est celui qui dirige une action contre des personnes innocentes.
Qu’en est-il des Palestiniens ? Ils résistent à l’occupation de leur pays par Israël. Est concernée ici l’occupation d’une partie de Jérusalem, de la Cisjordanie et de Gaza depuis 1967 et dénoncée par plusieurs résolutions des Nations-Unies. Le Palestinien qui s’attaque dans les territoires occupés à l’armée israélienne, voire aux colons armés, c’est-à-dire à la puissance occupante, est un résistant. Par contre, le Palestinien kamikaze qui tue des civils en Israël pratique la terreur aveugle. C’est un terroriste.
Pour les Israéliens, les Palestiniens sont des terroristes. Mais en assassinant des leaders palestiniens, Israël pratique l’exécution extra-judiciaire, assimilable au terrorisme d’Etat. Et à la fin des années trente, des Juifs ont fait éclater des bombes sur des marchés palestiniens. Pour les Palestiniens, tous les combattants sont des résistants, puisqu’ils luttent pour leur libération. Mais ils ont porté le terrorisme sur la scène internationale en assassinant les athlètes israéliens aux Jeux Olympiques à Munich en 1972. Ce fut le début de nombreux attentats contre des civils innocents.
Les attentats suicides palestiniens sont l’expression d’une profonde injustice. Mais la terreur ne résout aucun conflit. Chacun à leur manière, des pays comme l’Irlande du Nord ou l’Afrique du sud ont montré une certaine voie à suivre.

2) Qui sont les Talibans ?
Questions :

 Sur quel « terreau » les Talibans ont-ils pu installer leur régime ?
Les enfants qui ont grandi en Afghanistan n’ont connu que la guerre. Ils éprouvent un grand sentiment d’injustice. Pas d’école dans les camps de réfugiés, ou écoles donnant une fausse vision de l’Islam. Une fois au pouvoir, les Talibans n’ont pas pu proposer autre chose que leur vision extrémiste de l’Islam. . (cfr. réponse de Brigitte Piquard, professeur à l’UCL).

 Pourquoi Ben Laden a-t-il choisi de faire sa « niche » en Afghanistan ?
Réponse de Brigitte Picard : Afghanistan = vide moral, de valeur, de justice, d’institutions,... De plus, le terrorisme est souvent lié à la grande criminalité. Sur place, il a pu trouver la drogue et des armes. . (cfr. réponse de Brigitte Piquard, professeur à l’UCL).
-Pourquoi les kamikazes sont-ils vus comme des héros par leurs compatriotes ?
Il s’agit d’une croyance de certains musulmans qui croient qu’en donnant leur vie pour la cause d’Allah, ils deviennent des saints, ou des personnes plus proches de Dieu. (cfr. réponse de Brigitte Piquard, professeur à l’UCL).

3) Les relations des Talibans avec les USA.
Les USA ont-ils financé les Talibans ?

Réponse : Les USA ont toujours soutenu les groupes pro-américains et anti-soviétiques au temps de la guerre froide. Ils ont ainsi soutenu des groupes fondamentalistes musulmans qui se battaient en Afghanistan contre l’occupation soviétique. Ensuite, ils ont soutenu les alliés du Pakistan. Ils ne voyaient donc pas d’un mauvais œil l’arrivée des Talibans au pouvoir, après les années de guerre civile entre les factions musulmanes. Mais il n’est pas prouvé que les USA ont financé directement les Talibans. (cfr. réponse de Tanguy de Wilde d’Estmael, professeur à l’UCL).
Voici un extrait d’un article de Michel Muller publié dans l’Humanité Presse en 1996, lorsque les Talibans arrivèrent au pouvoir en Afghanistan. Il permet de mieux comprendre le fait que les USA ont longtemps fermé les yeux sur ce qui se passait en Afghanistan.
(...) Les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils n’excluaient pas de reconnaître le nouveau régime s’il oeuvrait en faveur de la ’réconciliation nationale’. Washington considère la victoire des talibans comme la sienne - quel que soit par ailleurs le caractère fanatique des miliciens - car celle-ci entre dans son plan de ’confinement’ de l’Iran. Rappelons à ce sujet le vote par le Congrès de la loi D’Amato sanctionnant les compagnies étrangères commerçant avec Téhéran, qualifié de ’centre du terrorisme international’. Il s’agit aussi pour Washington de tenter de mettre la main sur les immenses ressources en hydrocarbure des pays d’Asie centrale. Depuis des mois, on parle au Pakistan de l’ambitieux projet de construction d’un gazoduc à partir du Turkménistan à travers l’Afghanistan. Une compagnie, l’UNOCAL, à capitaux américano-saoudiens, est déjà sur les rangs pour cet énorme chantier.
(...)
En jouant la carte des intégristes extrêmes, les Etats-Unis et les militaires pakistanais ont pris le risque de déclencher une nouvelle dynamique de déstabilisation et de terreur qu’ils pourront encore moins contrôler que celle des moudjahidin, les chefs de guerre qu’ils avaient lancé dans la guerre contre l’intervention soviétique.
Après lecture de ce texte, posez les questions suivantes :
Quels étaient les intérêts des USA à voir les Talibans au pouvoir en 1996 ?
En quoi se caractérise la politique des Etats-Unis vis-à-vis des groupes fondamentalistes en Afghanistan à l’époque de l’occupation soviétique et de la guerre civile qui l’a suivie ?

4) Que faire pour combattre le terrorisme ?

Questions - débat :

Comment lutter contre le terrorisme ?
Voici quelques propositions d’actions contre le terrorisme à soumettre à vos élèves. Faites un vote à bulletin secret pour voir quelle proposition remporte le plus de voix.
-tuer Ben Laden et tous ses partisans

 organiser une grande conférence internationale afin de se mettre d’accord sur les moyens de lutter contre le terrorisme

 réduire la souffrance des populations pauvres, qui alimente le terrorisme

 lutter contre le trafic d’armes

 maintenir un blocus économique contre tous les pays suspectés d’abriter des terroristes

Organisez ensuite un débat en vous basant sur l’exemple de Saddam Hussein et de la guerre du Golfe. La guerre a-t-elle permis de nuire à sa popularité ? Le blocus économique a-t-il fait vaciller son pouvoir ? Quelles sont alors les bonnes solutions pour réduire son influence négative ?
Que pensez-vous du slogan d’Amnesty, suite aux attentats du 11/09/01 : « Justice, pas vengeance ».
Croyez-vous que la guerre en Afghanistan, dans ce cas-ci, a été une réponse efficace au terrorisme ? Vous pouvez insister sur le fait qu’il est difficile de se faire un jugement à cause du manque de recul nécessaire par rapport à ces événements. Peut-être pourrait-on mieux évaluer les effets de cette guerre dans cinq ou dix ans...
Peut-on accuser l’Islam de religion terroriste ?
Reprenez la comparaison avec l’IRA en Irlande du Nord : ce n’est pas parce qu’un groupe commet des actes terroristes au nom d’une religion qu’on peut accuser l’ensemble des membres de cette religion de terroristes.

Sur l’importance de la proportionnalité des représailles
On entend parfois l’expression « Qui vole un œuf vole un bœuf ». Cela veut dire que quel que soit le mal que l’on a fait, on doit être puni. Mais la punition est-elle toujours légitime, apporte-t-elle une solution à long terme si elle engendre une situation encore pire, avec plus de violence et de haine ? Faut-il prendre le risque de tuer à nouveau des innocents pour punir les responsables de morts d’innocents ? Argumentez votre réponse à la lumière de faits d’actualité dans le monde.
Recherche : trouvez des exemples de représailles injustes, car elles pénalisent tout un peuple à cause de l’attitude de ses dirigeants.

III. Les médias

OBJECTIFS

 comprendre le fonctionnement des médias

 comprendre les mécanismes de l’information en temps de guerre

 développer l’esprit critique des élèves

ACTIVITES

1) L’influence des médias

Confrontez ces deux points de vue, avec deux groupes distincts qui devront chacun défendre une des phrases.
- Les médias nous manipulent. Ils ne reflètent que l’opinion du pouvoir politique de leur pays.

 Les médias ne font que répondre à l’attente de leur public. Si le public veut des images fortes, il lui en donne.
Exercice : trouvez des exemples de faits que vous qualifiez de manipulation. Argumentez.
Vous pouvez partir de certains faits qualifiés de faits avérés, alors qu’il s’agissait en fait de manipulation. Ex : les charniers de Timisoara, présentés par les télévisions du monde entier comme un massacre de civils lors de la Révolution roumaine de 1989, étaient en fait une manipulation faite à partir de corps enlevés à la morgue. Autre manipulation pendant la guerre du Golfe : les images de bébés koweitiens arrachés par les Irakiens à leur couveuse. Une enquête a pu démontrer que cette rumeur trouvait en fait son origine à la CIA, les services secrets américains.
2) L’indépendance des médias

Dans les pays non démocratiques, cette indépendance est quasi nulle. Mais même dans les pays démocratiques l’indépendance des médias peut s’avérer illusoire. Deux exemples :
Au début de la guerre du Golfe, le journal Al Watan al Arabi, aujourd’hui installé au Caire, titrait : Nous sommes là, Saddam, derrière toi. Une semaine plus tard, le même journal n’hésitait pas à qualifier de Saddam Hussein de traître. Entre-temps, le journal a été rappelé à l’ordre par ses bailleurs de fonds, l’Arabie Saoudite, opposée à l’Irak dans cette guerre.

En Belgique francophone, le marché de la presse devient de plus en plus concurrentiel, suite au regroupement des titres dans des grands groupes de presse. Il est évident que les journaux répondent également à une logique commerciale et que celle-ci peut influencer la manière dont les journalistes répercutent l’information.
Question :

Quels sont les facteurs qui menacent l’indépendance de la presse ? Quels sont les journaux ou périodiques qui ont disparu du paysage médiatique belge ces dernières années ? A quoi étaient dues ces disparitions ?
Vous pouvez citer Le journal du mardi, Le Matin, La Cité, Pourquoi Pas ?,... pour ne parler que de la presse francophone.

La censure

Celle-ci est la règle dans les dictatures et dans nombre de pays non démocratiques. Mais en temps de guerre, elle peut également apparaître dans les pays démocratiques. Ainsi, les Etats-Unis ont interdit aux médias américains de diffuser des images de cadavres des victimes des attentats du 11/09, en signe de respect envers les victimes et leurs familles. D’où cette réflexion de Rony Brauman dans Le Monde :
« Comment ne pas voir dans cet hommage la ratification de la division d’une humanité entre ceux que l’on respecte, donc, et ceux que l’on méprise - fût-ce avec une bienveillance toute humanitaire » - en étalant leurs viscères à la une de nos journaux ? »
Extrait de l’article de Rony Brauman, Vous avez dit « crise humanitaire ? », Le Monde du 29/09/01. (Voir annexe)

La censure peut également être plus diffuse, moins évidente. Ainsi, lorsque l’information sur la guerre ne provient que d’une source (par ex. la CIA), il est difficile de pouvoir la vérifier et de l’authentifier. De plus, le pouvoir politique américain a fait pression sur les médias pour qu’ils ne diffusent pas les images provenant de sources considérées comme « ennemies », en l’occurrence la chaîne Al-Jezira, la seule chaîne autorisée à Kaboul par les Talibans, sous prétexte que ces images contiennent des messages cachés. Il s’agit d’une forme de censure pour raison d’Etat. Il est important de toujours se poser la question de la source de l’information afin de l’interpréter correctement (cfr. réponse de François Heinderyckx, professeur à l’ULB).
Question - débat :

Est-il normal de pratiquer la censure en temps de guerre, au nom de l’intérêt supérieur de l’Etat ? Y a-t-il encore un contre-pouvoir dès le moment où la presse est censurée ?
Les rumeurs

Certaines rumeurs peuvent être très dangereuses à partir du moment où elles sont reprises par les médias qui leur donnent un cachet de vérité. Ainsi, la télévision arabe Al Jezira (l’équivalent de CNN pour le monde arabe, une des chaînes les plus regardées), avait affirmé que tous les employés juifs des deux tours du World Trade Center étaient comme par hasard absents le jour de l’attentat. Sous-entendu : les attentats auraient en fait été organisés par Israël. Cette rumeur passe pour une vérité aux yeux de beaucoup de citoyens arabes, heureux de trouver en Israël la cause de tous leurs malheurs. D’autres rumeurs circulent sur le fait que Ben Laden aurait en fait été manipulé par les USA. Ce genre de rumeurs ne font que rendre encore plus difficile une issue pacifique au conflit, car elle aveugle l’opinion publique sur un seul ennemi commun.
La loi du mort/km
Une autre « loi » ou pratique médiatique est celle du mort/km : plus un événement est proche géographiquement du média qui diffuse l’information, plus elle aura de valeur. Par ex, un accident de la route qui fait 5 morts en Belgique aura de l’importance aux yeux d’un média belge mais aucune répercussion dans un média américain ou même français ou italien. Cette loi veut aussi que plus il y a de morts, plus un événement aura de l’importance, même si la distance géographique est grande. Par ex., un tremblement de terre qui fait 300 morts en Inde sera répercuté dans les médias, du moins si l’actualité du moment n’est pas focalisée par un autre problème, comme une guerre ou une crise politique majeure.
Recherche :


Comparez la couverture médiatique d’un événement par des journaux d’origine différente (journal américain, journal français, journal belge, journal arabe...). Les critères de sélection de l’information sont-ils liés à la loi du mort/km ?
3) La télévision

La télévision a pris une place de plus en plus importante dans notre façon d’être informé et donc de voir le monde. Or, la Télévision répond à une loi technique : on ne parlera d’un événement que si on a des images, ou en tout cas on lui accordera beaucoup plus d’importance si on a des images. D’où le risque d’ignorer certains événements et d’en « grossir » d’autres, en fonction de la disponibilité d’images.
Questions :

Citez quelques exemples de conflits « oubliés » par les médias, en raison du manque de journalistes sur place ou du manque d’intérêt « géostratégique ou politique » du conflit ?
Vous pouvez citer en vrac : la guerre au Congo (qui a fait des centaines de milliers de mort, mais pour laquelle on n’a pas d’images), l’Angola, le Sierra Leone, le Soudan, le Sri Lanka,...

IV. Racisme et discriminations

1) Le danger des messages simplistes et des appels à la haine

Un ministre israélien d’extrême droite a qualifié les citoyens Arabes d’Israël de serpents, et même pire, de vipères et propose de les anéantir, ces méchants, ces bandits, de leur tirer dessus avec des super-missiles. Ce même ministre a été victime d’un attentat quelques semaines plus tard.
La télévision palestinienne diffuse des messages de haine à l’égards des citoyens juifs, glorifiant les kamikazes palestiniens morts lors d’attentats, martyres et héros de la cause palestinienne. A l’inverse, ceux qui entretiennent des relations avec l’ennemi sont qualifiés de traîtres et méritent les pires châtiments.
Yerouda, un ministre congolais, a appelé sur les ondes d’une radio ses compatriotes à lyncher les Tutsis, traités de cafards ou cancrelats.
Berlusconi affirme que la civilisation occidentale est supérieure à celle de l’Islam, qui serait restée 1500 ans en arrière.
L’extrême droite belge, française ou danoise parle des immigrés comme des profiteurs, qui envahissent l’Europe et cherchent à « voler l’argent et le travail des Européens ».
Question / Débat :

Tous ces messages provoquent des actes racistes, parfois allant jusqu’à la mort. A qui profitent-ils ?
Trouvez d’autres exemples de messages racistes ou discriminatoires.
Comment éviter de telles phrases ? Faut-il interdire ce genre de propos, au risque de limiter la liberté d’expression ?

2) Activités éducatives sur la discrimination

À la lueur du passé et du présent, il est clair que de nombreuses violations des droits humains ont lieu parce qu’un groupe d’individus se sent supérieur à un autre. Ce phénomène se traduit fréquemment sous forme de discrimination - qui consiste à exclure, marginaliser, humilier des personnes ou à leur imposer des restrictions en raison de leur race, de leur couleur, de leurs convictions religieuses, de leur sexe, de leur âge, de leur orientation sexuelle, de leurs handicaps ou de toute autre caractéristique. Une telle discrimination constitue une atteinte à la dignité humaine et nie l’égalité en droits de ceux qui en sont victimes.

a) METTRE EN AVANT NOS DIFFÉRENCES

Objectif Cette activité vise à susciter un sentiment d’empathie avec d’autres personnes confrontées à la discrimination. Elle stimule également la créativité et développe les facultés de communication et l’aptitude au travail d’équipe.
Âge à partir de douze ans
Temps nécessaire deux heures
Matériel Vous pouvez utiliser les dépliants d’Amnesty « Pour un monde sans discrimination », qui présentent des cas de discriminations à travers le monde. Vous pouvez aussi trouver vos propres exemples dans votre entourage ou dans les médias.

Comment procéder

• Demandez aux participants de nommer des groupes de personnes victimes de discrimination au sein de leur société. Dressez-en une liste sur un tableau afin que chacun puisse les avoir sous les yeux.
• Discutez des différents types de discrimination auxquels est confronté chacun de ces groupes et recensez-les.
• Demandez aux participants de travailler par deux et de nommer les droits violés dans chaque cas, en se référant à la Déclaration universelle des droits de l’homme.
• Accordez à chaque couple de participants cinq à dix minutes pour faire part de ses conclusions au reste de l’assistance.
• Répartissez les jeunes en petits groupes de trois ou quatre. Donnez à chacun d’eux les instructions ci-dessous leur demandant de préparer une campagne de promotion en faveur d’un groupe fréquemment victime de discrimination. Ils peuvent choisir à cet effet un des groupes de la liste qu’ils ont précédemment établie, ou un autre. L’animateur peut également faire des suggestions, en proposant par exemple de s’intéresser aux enfants des rues, aux femmes, aux réfugiés, aux personnes âgées ou à des groupes religieux.
Directives de travail de groupe
Vous êtes une agence de publicité qui a été recrutée par un groupe fréquemment confronté à la discrimination dans votre société. Vous avez quarante-cinq minutes pour concevoir une campagne de promotion destinée à persuader le public que :

 ce groupe et son mode de vie ont des aspects positifs ;

 ce groupe est fondé à se réclamer des mêmes droits
que les autres membres de la société.
Votre campagne peut faire appel aux supports suivants :
une affiche, une publicité télévisée, une publicité radiodiffusée, un slogan
• Chaque groupe présente sa campagne de promotion. Organisez un débat pour savoir quelles campagnes permettraient effectivement de présenter ce groupe sous un jour positif. Demandez comment elles y parviennent.

b) LUTTONS CONTRE LA DISCRIMINATION !

Objectif Cette activité vise à encourager les jeunes à se demander comment faire face à la discrimination et lutter contre ce phénomène.
Âge à partir de quatorze ans
Temps nécessaire environ une heure trente (variable selon le nombre de participants)
Comment procéder
• Demandez aux participants de nommer deux ou trois groupes de personnes victimes de discrimination au sein de leur société, tels que les gays et les lesbiennes, les minorités ethniques, les réfugiés, les femmes, les handicapés ou les minorités religieuses.
• Répartissez les participants en petits groupes de trois ou quatre personnes. Demandez ensuite à chaque groupe de représenter une "institution" de son choix appartenant à la société. L’animateur peut faire des suggestions telles que la famille, l’enseignement, les médias, la classe politique, la police, l’Église, les syndicats, les centres de jeunes...
• Demandez à chaque "institution" de dresser une liste de procédés discrimina-toires pouvant être mis en œuvre contre les groupes nommés, et violant ainsi leurs droits.
• Demandez-leur de déterminer et de répertorier les droits humains violés en se référant à la Déclaration universelle des droits de l’homme.
• Accordez à chaque groupe cinq minutes pour faire part aux autres des résultats de son travail.
• Formez à nouveau des petits groupes et demandez aux participants de se pencher sur chaque type de discrimination et de proposer un moyen d’y mettre un terme.
• Accordez à chaque groupe cinq minutes pour faire part aux autres des résultats de son travail.
Suggestions complémentaires
• Nous sommes rarement conscients de nos propres préjugés et du fait que nous suscitons parfois involontairement chez d’autres personnes un sentiment d’exclusion. Invitez les jeunes à se demander dans quelle mesure leurs propres actes et pratiques peuvent marginaliser les autres et les empêcher de participer pleinement à la vie de leur communauté.
• Demandez à un participant victime de discrimination de faire part aux autres de sa propre expérience et de dire comment il pourrait être remédié à cette situation.

c) ANALYSE D’UNE CHANSON :

Dans cette chanson, trouvez toutes les expressions utilisées qui désignent les causes de la violence. Trouvez aussi les liens entre ces causes et les discriminations.
Trouvez d’autres chansons qui parlent de la discrimination ou du racisme.
Composez votre propre chanson sur ce thème.

La Violence, Charlélie Couture (Sur le dernier album)

Dans les rues, dehors, ou à domicile, quand tu vois toute cette violence débile
Violence raciste ou violence économique, violence religieuse ou violence politique
violence commerciale ou violence conjugale
tu t’demandes pourquoi faut-il se faire autant de mal ?
Injures entre 4 murs, bombes lacrymo dans l’métro,
pitbulls rendus fous, la violence partout
agressions d’filles seules, un coup d’cutter dans la gueule
pistolets à grenailles, un vieux poussé sur les rails
La violence, j’comprends pas la violence, Bang bang
Parano des oiseaux, chacun s’déguise en épouvantail
Vaille que vaille on se taille, mais où qu’on aille ça déraille
Je croyais qu’on pouvait s’expliquer, admettre les différences
je voulais croire au pouvoir des mots et à l’intelligence
mais y a trop d’ arrogance, trop d’envies en urgence
trop de profits à outrance, trop de conflits en instance
violence gratuite, nuit et jour à toute heure
violence crise de nerf, de ceux qui désespèrent
jamais personne veut s’ laisser faire, niqu’ ta mère !
La violence, j’comprends pas la violence, bang, bang
En France bien sûr y a la souffrance
Mais tu vois ça aussi dans tant d’autres pays
La violence, j’comprends pas la violence, bang, bang
Pour le meilleur on se fait peur, et pour le pire on s’déchire
Violences à l’école ou violence en bagnole
violence de misère ou violence militaire
prise d’otages, attentats, ça s’passe dans la vie comme au cinéma
le gore s’est banalisé à travers la télé, les journaux
toujours plus hard en photo pour exciter la parano
Chercher à plaire avec la cruauté spectaculaire
magnifier la douleur pour vendre quelques exemplaires
(...)
quand chacun justifie sa barbarie les rêves de tolérance sont traités d’utopie
et la gentillesse est considérée comme de la faiblesse.


V. Les mots de la fin,
ou comment aller plus loin

Envie d’agir, envie de bouger pour un monde meilleur ? Voici différentes possibilités d’action avec Amnesty :

 Vous pouvez créer une antenne-école d’Amnesty International.

Il s’agit d’un groupe d’élèves, encadrés par un ou plusieurs professeurs, qui se réunissent régulièrement pour s’informer sur le thème des droits humains et pour mener des actions de sensibilisation au sein de l’école. 80 antennes-écoles fonctionnent déjà en Belgique francophone. Elles participent à des actions très diverses : écriture de lettres en faveur de victimes, organisation d’une expo, d’une conférence,... mais aussi des actions plus « ludiques » telles que du théâtre, de la musique, des « happenings », des manifs, des voyages... avec toujours le même but, faire vivre les droits humains à l’école. Les antennes reçoivent tous les deux mois un dossier avec des propositions d’actions.

 Les actions urgentes jeunes :

Ces actions sont urgentes car Amnesty a de fortes raisons de croire que la situation du prisonnier ou de la victime en question risque de se dégrader (exécution, disparition, torture, mauvais traitements,...). Sans nécessairement créer une antenne-école, vous pouvez recevoir gratuitement une action urgente par mois, soit par la poste, soit par courrier électronique. Ces actions comprennent un modèle de lettre qui peut être recopié par les élèves ou duquel ils peuvent s’inspirer. Des nouvelles des cas précédents sont régulièrement données. Les lettres sont adressées aux autorités responsables ainsi qu’aux ambassades des pays concernés.

 Les actions urgentes primaires :
Comme les actions urgentes jeunes, elles parviennent une fois par mois aux écoles primaires (5 et 6 ème année en général). Ces actions sont traitées dans un style plus accessible et évitent les descriptions trop choquantes. Au lieu d’une action individuelle, c’est l’ensemble de la classe qui écrit pour défendre les droits d’un enfant ou d’une victime de violations. Chaque mois, les enfants peuvent également écrire directement à un prisonnier ou à sa famille.

 L’opération Papiers Libres :
Chaque année au mois de novembre, nous proposons aux écoles secondaires d’envoyer un maximum de lettres en faveurs de victimes de violations des droits humains. Pour aider les professeurs à sensibiliser les élèves au thème choisi, nous leur envoyons un dossier pédagogique gratuit.
Amnesty International - Secteur jeunesse - 9, Rue Berckmans 1060 Bruxelles
Tel. 02/538 81 77 fax 02/537 37 29
jeunes@aibf.be
www.amnesty.be

Adresses d’autres organisations utiles

CBAI (Centre Bruxellois d’Action Interculturelle)
Avenue de Stalingrad, 24 1000 Bruxelles 02/289.70.50
cbai@skynet.be

Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme
Rue de la Loi, 155 1040 Bruxelles Tel. 02/233 07 23
centrum@antiracisme.be
www.antiracisme.be

Ligue des droits de l’homme
Rue de l’enseignement, 91 1000 Bruxelles tel. 02/209 62 80 fax. 209 63 80
ldh@liguedh.be
www.liguedh.org

MRAX (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie)
Rue de la Poste, 37 1210 Bruxelles tel. 02/218 23 71 fax. 02/219 69 59
mrax.animation@skynet.be
www.mrax.com