II.5.1. Le sexisme :

Le sexisme fait malheureusement partie du quotidien. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’œil à ces quelques exemples. Est-il normal :
n que les femmes gagnent environ 20 % de moins que les hommes en Belgique ?
n qu’un homme se permette d’accoster une femme en lui disant qu’elle est « bien roulée » ?
n qu’un employeur soit réticent à engager des femmes parce qu’elles « finissent toutes par tomber enceintes » ?
n que les pages des catalogues de jouets soient roses pour les filles et bleues pour les garçons ?
n qu’une fille qui fait de l’escalade passe pour un garçon manqué et qu’un garçon qui joue à la poupée soit traité de « tapette » ? 128
Voilà autant d’exemples qui montrent que dès notre plus jeune âge, la société tend à façonner nos comportements.
Les conduites et les idées sont encore porteuses d’inégalités.
L’image de la femme est rarement mise sur un pied d’égalité avec celle des hommes.
Le rôle stéréotypé de la femme veut que cette dernière soit l’incarnation de la sensibilité, de la maternité et que ses occupations relèvent de l’entretien domestique ; c’est-à-dire, prendre soin des enfants et du ménage. Les hommes quant à eux doivent se montrer virils et forts, c’est à eux qu’incombe la tâche de ramener l’argent au foyer.
Le tableau ci-dessous nous montre que le travail domestique est encore l’affaire des femmes. Il y a toujours une division sexuelle de celui-ci fondée sur un partage inégalitaire du
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Le haut taux d’infanticide féminin a pour conséquence une sous représentation des femmes dans la population. Quelles peuvent être les conséquences de cette sous-représentation des femmes en terme de mariage et de respect des femmes ?
Comme l’a rappelé un membre de l’ONU en 1997, « les femmes sont un produit de consommation courante en Inde ». L’infanticide féminin se pratique, tout comme les violences domestiques, les meurtres pour dot (pratique interdite depuis 1961 mais toujours en usage), le harcèlement et les trafics sexuels, et ce, quelles que soient la religion, la caste et la classe.129
En Palestine, les femmes paient un lourd tribut à la militarisation accrue du conflit qui a entraîné une dégradation considérable de la situation des droits humains en Cisjordanie et dans la bande de Gaza depuis quatre ans et demi.
L’imposition par l’armée israélienne de couvre-feux et de bouclages dans l’ensemble des territoires occupés entrave la liberté de mouvement de 3,5 millions de Palestiniens ainsi que leur accès au travail, à l’éducation et aux soins médicaux - entre autres services essentiels. De nombreuses femmes ont été contraintes d’accoucher au bord de la route, à côté des postes de contrôle, et plusieurs ont perdu leur bébé quand des soldats israéliens leur ont refusé le passage. Des milliers d’autres femmes ont été dans l’impossibilité d’accéder aux hôpitaux pour recevoir des soins prénataux et postnataux.
La dégradation de la situation a accentué les pressions qu’exerce la société et aggravé la violence au sein de la famille, alors que les mécanismes institutionnels de protection sont affaiblis à la suite de la destruction par Israël de la plupart des infrastructures et des institutions de l’Autorité palestinienne en matière de sécurité. En l’absence d’organes palestiniens chargés de l’application des lois, les groupes armés et les structures traditionnelles et tribales ont vu leur autorité renforcée. Les pressions exercées sur les femmes pour qu’elles se conforment à certaines interprétations des normes traditionnelles ou religieuses afin de préserver « l’honneur » de leur famille se sont accrues.130

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse