II.7.1. Le handicap :

Déficience : maladie ou accident qui provoque une altération fonctionnelle du corps.
Désavantage : préjudices supportés par l’individu du fait des déficiences et incapacités
Handiphobie : phobie (peur) de l’handicap, phobie de ce qui n’est pas contrôlé et qui empêche d’appréhender le handicap avec sérénité.
Incapacité : manifestation des conséquences des déficiences
Le mot : « handicap » vient de l’expression anglaise « hand in the cap », ce qui signifie « la main dans la casquette ». Il s’agissait d’un jeu de hasard, les joueurs disposaient leurs paris dans un chapeau. L’expression s’est par la suite transformée en mot et elle est appliquée au domaine sportif au XVIIIème siècle. Les concurrents se voyaient imposer un désavantage ou « handicap sportif » afin d’équilibrer les probabilités de victoire.141
A l’heure actuelle, derrière le mot handicap, on trouve différentes formes de déficiences. Et c’est pourquoi, on peut répertorier les handicaps de la façon suivante :
Handicaps physiques :
n Handicaps sensoriels
n Handicaps moteurs
n Maladies chroniques : épilepsie par exemple
Handicaps mentaux :
n Déficiences mentales et intellectuelles
n Autisme
Le regard que porte la société sur les personnes handicapées est empreint de préjugés. Dans une société normalisée, l’handicap est vu comme un désavantage, comme « une vie qui ne vaut pas la peine d’être vécue ».
Dans un tel contexte, il est difficile pour les personnes handicapées de faire valoir leurs droits, parfois même les plus élémentaires.
témoignage
Alexandre Jollien est ce qu’on nomme dans le jargon médical un « IMC », un infirme moteur cérébral. C’est-à-dire qu’il apparaît comme différent, il s’exprime avec difficulté et avec beaucoup de tics. Pour beaucoup, il apparaît comme un « débile ». Pourtant, à force de volonté et de lutte contre le regard des autres, il est devenu philosophe et conférencier.
« Il y eut un cordon ombilical mal positionné et je suis né, handicapé. La vie s’est annoncée sous le signe d’un combat pour l’existence, d’une lutte contre la mort. Placé très vite dans un centre spécialisé, le petit être, secondé par une armée de thérapeutes, s’est employé à gommer le handicap, à effacer la tare pour tenter de devenir comme les autres, pour rentrer fièrement dans la norme. Les efforts se multiplièrent. En vain. La mission demeurait à jamais impossible. Je ne suis pas né normal, je ne le suis pas devenu. Devant l’impuissance et la douleur, une phrase a retenti, s’est faite insistante, pour s’imposer enfin avec force. « Connais-toi toi-même ! « Dès lors l’infirmité a perdu de son poids sans pourtant que le combat cesse. La lutte s’est poursuivie et a envahi bientôt le terrain tortueux de l’esprit. Avec gourmandise, je me suis jeté sur les Platon, les Pascal, les Nietzsche avec, pour seule clé de lecture, celle-ci : ne retenir que ce qui est utile à la vie, ce qui élève ».
Recherche - Débat
n Posez la question autour de vous : les handicapés peuvent-ils apporter quelque chose à la société ?
n Pour alimenter votre réflexion, trouvez des articles ou des documentaires sur Alexandre Jollien.
n « Le regard que l’on porte sur quelqu’un de différent le rend souvent encore plus différent. » Que pensez-vous de cette phrase ?
Pour plus d’info
www.alexandre-jollien.ch/
Les handicapés doivent-ils être mis de côté ?

Quelques exemples...

En Belgique

 Selon Ghislain Magerotte, professeur à l’Université de Mons-Hainaut, le système belge de l’enseignement spécialisé pour enfants handicapés les prive de tout contact avec d’autres enfants. Cette « ségrégation » va très loin, jusque dans le transport par bus spéciaux. « Alors que les textes officiels évoquent très souvent le respect de la différence et un enseignement différencié, le handicap paraît à certains une différence tellement insurmontable qu’elle conduit à une école qui exclut ces enfants différents.
(...) Pourquoi ne pas favoriser les écoles « ordinaires » travaillant avec le soutien de l’enseignement spécialisé, dans le cadre de ce que l’on appelle les écoles à discrimination positive ? ». L’auteur est persuadé qu’un système d’école mixte qui accueille en son sein des enfants handicapés serait profitable à tous, aussi bien aux enfants handicapés qui ne seront plus stigmatisés, mais aussi aux enfants sans handicap qui pourront s’enrichir de la différence et devenir des adultes plus ouverts à toutes les différences.142
Débat
Seriez-vous prêts à accueillir dans votre classe un enfant handicapé ?
Pourriez-vous envisager que des élèves « parrainent » ces enfants afin de mieux les intégrer ? Pensez aux difficultés et aux avantages qu’une telle expérience vous apporterait.
n Monsieur Y a vingt ans et est infirme moteur cérébral. Il se rend dans une piscine de sa commune. Une fois dans l’eau, Monsieur Y semble en difficulté. Cependant, il ne l’est pas du tout. Son « style » un peu particulier est simplement dû à son handicap. Quoiqu’il en soit, malgré les explications de Monsieur Y, le maître-nageur exige qu’il sorte de l’eau et lui interdit à l’avenir l’accès de la piscine sans accompagnement. Après avoir été alerté par Monsieur Y, le CECLR (Centre pour l’égalité des chances et de lutte contre le racisme) a contacté la direction de la piscine qui, par la suite, a présenté ses excuses et offert un abonnement au nageur infortuné.
En Russie, par exemple, 29 000 enfants handicapés mentaux sont répartis dans des internats et passent leurs journées à tourner en rond, la plupart du temps sans soins médicaux ni occupations adaptées à leur âge. Souvent leurs parents ont signé un document dans lequel ils abandonnent leurs droits parentaux. Considérés dès 4 ans comme des enfants « inaptes à être éduqués » par les médecins ou éducateurs, ils sont délaissés et personne n’encourage leur développement.
Pourtant, c’est justement le rôle du corps médical que de soutenir les personnes souffrant d’une déficience. Ni les parents ni l’enfant ou personne handicapée ne doivent se sentir abandonnés.
Il est nécessaire de stimuler la personne, lui permettre de jouir du maximum d’autonomie possible par le biais de jeu, d’apprentissage, de rééducation. Le fait de délaisser les personnes handicapées quel que soit leur handicap représente une discrimination.
C’est parce que la société ne voit en elles que des personnes « anormales » ne possédant pas les mêmes capacités que les autres personnes en âge d’être actives que l’on nie leur droit à la dignité. De plus dans certains pays comme l’Inde, par exemple, la pauvreté et l’absence d’aide sociale font des personnes handicapées des proies faciles pour l’exclusion.
La Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989 (CIDE), proclame notamment à l’article 23, que : « Les États parties reconnaissent que les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité. »143
En Bulgarie
« Cet endroit n’est pas fait pour des êtres humains. Il faudrait le fermer. Ici, les gens meurent. »
R. H., pensionnaire d’un foyer pour adultes à Dragash Voyvoda
« Le système consistait simplement à surveiller et à caser les gens. Les pensionnaires, qui avaient manifestement été abandonnés par la société, n’avaient plus rien à faire ni à espérer. Ils étaient parqués ensemble [...] sans le moindre but pour occuper leurs journées. »
Mary Myers, psychiatre qui a visité en Bulgarie des foyers pour personnes souffrant d’un handicap mental, en tant que représentante d’Amnesty International.144
L’impact des déficiences sur la personne handicapée dépend principalement de deux facteurs :
n le facteur environnemental c’est-à-dire du monde dans lequel évolue la personne.
n le facteur personnel c’est-à-dire la personnalité de l’individu et l’estime de soi. Comment la personne ressent son handicap, jusqu’à quel point elle se sent différente, exclue, diminuée.
Ainsi on comprend mieux l’importance du contexte sur l’intégration de la personne handicapée. En effet, les mots que l’on utilise pour décrire le handicap tel que « arriéré », « idiot », « inadapté » etc. sont révélateurs du regard porté sur la différence.145
Ces termes à connotations négatives dévalorisent et stigmatisent. Ils sont donc discriminatoires.
Dans ses déclarations des droits du déficient mental (1971) et des personnes handicapées (1975), l’Assemblée générale de l’ONU pose que la personne handicapée « a essentiellement droit au respect de sa dignité humaine ».146
Conte : L’outre fissurée
Un porteur d’eau indien avait deux grandes outres en terre cuite, chacune pendue au bout d’une perche qu’il portait en équilibre sur sa nuque. L’un des pots était fissuré et tandis que l’autre, en parfait état, fournissait une portion complète d’eau après une longue marche depuis la source jusqu’à la maison du maître, le pot fissuré arrivait à destination seulement à moitié plein.
Pendant deux années complètes, cela se passe ainsi : le porteur d’eau n’arrivant à amener à la maison de son maître qu’une portion et demie d’eau.
Evidemment, le bon pot était fier de l’accomplissement parfait de la tâche pour laquelle il avait été conçu. Par contre l’outre fissurée était honteuse de son imperfection et malheureuse de ne pouvoir satisfaire qu’à la moitié de son ouvrage.
Après deux ans de ce qu’elle considérait comme une fêlure de plus en plus douloureuse, l’outre parla un jour au porteur d’eau, près de la source.
« J’ai honte de moi et je veux te présenter des excuses ».
« Pourquoi », demanda le porteur d’eau, « De quoi es-tu honteuse ? »
« Depuis deux ans, je ne suis capable que de fournir la moitié de mon contenu parce que cette fissure sur mon côté laisse s’échapper l’eau tout au long du chemin jusque la maison de ton maître. A cause de mon incapacité, tu dois te donner toute cette peine en plus et tu n’obtiens pas la juste récompense de tes efforts ».
Le porteur d’eau se sentit désolé pour le pauvre vieux pot craquelé et, dans sa compassion, il lui dit, « Quand nous remonterons vers la maison du maître, je voudrais que tu t’attardes à contempler toutes les jolies fleurs le long du sentier ».
En fait, tandis qu’il grimpait la colline, le vieux pot craquelé se rendit une fois de plus compte qu’il gaspillait la moitié de son chargement et il s’excusa encore auprès du porteur d’eau pour cet échec.
Le porteur d’eau dit au pot,
« As-tu remarqué qu’il n’y avait des fleurs que d’un seul côté du sentier, le tien, et non sur le côté de l’autre pot ? C’est parce que depuis toujours je connais ta craquelure et j’en ai tiré le meilleur. J’ai semé des graines de fleurs sur ton côté du sentier et, chaque fois que nous remontions de la source, tu les as arrosées. Depuis deux ans, il m’a été possible de cueillir quelques fleurs et d’en faire de jolis bouquets pour décorer la maison du maître. Sans toi, simplement tel que tu es, il n’aurait pas connu cette beauté dans sa maison ».
Intégration des personnes handicapées ?
La discrimination envers les personnes handicapées revêt différentes formes. Ainsi, on remarque que les personnes handicapées physiques ne font pas toujours face aux mêmes discriminations que les personnes souffrant d’une déficience mentale, par exemple.
Comme nous l’avons vu précédemment, la sémantique est très importante. Les insultes handiphobes tel qu’ « imbécile léger » sont directement dirigées à l’encontre des personnes atteintes de maladies mentales. Néanmoins, on retrouve aussi un langage discriminatoire envers les personnes handicapées physique : « la boiteuse » ou encore « les étudiant(e)s handicapé(e)s profitent de leur déficience pour se la couler douce ».
Les personnes handicapées n’échappent pas non plus au harcèlement moral au travail, en voici un exemple :
Belgique : Jean, 32 ans, jeune psychologue, est arrivé dans un bureau d’aide social composé d’une dizaine de travailleurs, éducateurs, assistants sociaux et psychologues.
« Quelques semaines après mon arrivée, on a commencé à me dire du mal du travail effectué par l’assistante sociale. Ses rapports, me disait-on, étaient mal rédigés, le suivi des personnes reçues était nul. Je me ralliais naturellement à ce que tout le monde me disait et j’étais donc méfiant avec elle. Cette femme marchait avait un handicap physique, elle marchait avec des béquilles. Lorsqu’elle entrait dans le bureau, il y avait comme un lourd silence qui s’imposait, alors même qu’on parlait bruyamment un instant auparavant. Je n’aurais pas voulu être à sa place... Dès qu’elle sortait, c’était les railleries, les moqueries. Ils lui avaient donné un surnom que je n’ai jamais compris : Krug.
J’ai découvert le pot-aux-roses le jour où j’ai eu l’occasion de travailler avec elle. Cette jeune femme faisait un boulot impeccable. Ses rapports étaient nickel. Le contact avec les personnes qui venaient nous voir était juste et humain. Elle a fini par partir, poussée à bout, au bout du rouleau. Elle s’est fait muter dans un autre service. Je suis parti quant à moi quelques semaines après elle, avec beaucoup de questions. »147
La discrimination envers les personnes handicapées est aussi présente dans le domaine du logement. Ainsi, à Paris, au mois de janvier 2004, une jeune avocate était rentrée en contact avec la propriétaire gérante d’un immeuble afin de louer un appartement situé au 6ème étage avec ascenseur.
La propriétaire avait refusé de louer l’appartement à la jeune avocate au motif que le nombre d’étages était trop important pour une personne à mobilité réduite, en cas de panne de l’ascenseur. La jeune avocate avait alors porté plainte.
Le tribunal correctionnel a jugé que le délit était constitué et a condamné la propriétaire à 1500 euros d’amende dont 1000 avec sursis pour avoir refusé de louer un appartement à une jeune avocate handicapée.
La jeune avocate espère que cela va « créer un déclic dans la société et que cette décision va contribuer à changer le regard des gens » ; « J’ai réussi à montrer qu’on pouvait obtenir justice, mon pari est réussi ».
Un projet immobilier dans le Dakota du Sud propose une ville entièrement réservée aux sourds : tous les commerçants, policiers, médecins, enseignants et élus de mairie devront maîtriser le langage des signes. Cette utopie communautaire appelée Laurent en hommage au Français Laurent Clerc, fondateur, en 1817, de la première école pour sourds-muets des États-Unis, a déjà séduit un grand nombre de familles prêtes à immigrer pour refaire leur vie dans un « environnement accueillant ».148
Débat
Que pensez-vous de ce projet ? Le fait de créer un environnement uniquement accessible aux sourds va t’il leur permettre de s’intégrer au reste de la société ?
Les préjugés sont parfois de plus gros obstacles que la déficience elle-même :
« Dans le parc vers chez ma mère, il y a un homme en fauteuil roulant. Des gens se moquent de lui.
On se moque des gens handicapés parce qu’ils ne sont pas normaux, ils sont tordus. »
« Les handicapés sont différents, ils ont des problèmes. »
« Des trisomiques se font traiter de trépanés. »
« Des personnes qui ont des difficultés pour marcher, on les traite de handicapé alors qu’ils n’en sont pas. »
« Ceux qui sont en fauteuil roulant, on les agresse parce qu’on sait qu’ils ne vont pas nous courir après. »149
Débat
Regardez le spot publicitaire de l’Association nationale pour le logement des personnes handicapées et de l’Association belge contre les maladies neuro-musculaires qui se trouve sur le site suivant : http://wal.autonomia.org/theme.php?id_theme=1 et donnez vos impressions
La discrimination fondée sur le handicap physique est aussi surtout caractérisée par le manque d’accessibilité. Ainsi, il existe de véritables lacunes dans le domaine de l’accès à l’éducation, l’accès aux transports en commun, l’accès à des centres culturels, etc. pour des personnes handicapées ce qui limite leurs activités et réduit considérablement leur participation à la vie sociale.
« Ce qui m’énerve, c’est la fainéantise des gens à trouver des solutions ; parfois, un peu de volonté simplifierait beaucoup de choses ». Elodie (Le Soir du 12 août 2005)
En France, d’après une enquête menée en juillet 2004, plus de 82% des lignes de bus sont inaccessibles aux handicapés, 30% des bureaux de poste et 23% des mairies. La moitié des cinémas, des restaurants et des boulangeries sont également inaccessibles aux handicapés.150
En Belgique, le taux moyen d’emploi des personnes handicapées serait de 20% (moyenne européenne 23%) : 80% des personnes handicapées recensées sont sans emploi.151
Débat
Dans votre ville les personnes en chaises roulantes ont-elles facilement accès aux magasins, aux bâtiments publics, aux trams, aux bus etc.? L’architecture de votre école tient-elle compte des enfants moins valides ? Des plaines de jeux sont-elles conçues pour des enfants, handicapés physiques ? Ils ont pourtant, eux aussi le droit de jouer...
Exemples positifs
n « Projet différence » : depuis plusieurs années, la Ferme de la Clarine assure l’accueil de classes vertes, dans le cadre du « projet différence ». Le but est de permettre la rencontre de personnes handicapées et non handicapées et casser l’image que le handicap peut parfois susciter quand on est mal informé. Ici, les plus jeunes, accompagnés de leurs professeurs, prennent un plaisir réel à prendre conscience de la qualité du travail des 25 fermiers handicapés. Ils peuvent également découvrir et goûter leurs merveilleux produits : fromages, préparations de légumes, confitures, vins de fruits, miel... rien que des bonnes choses.
Pour tous renseignement : 064 57 01 38.
n Écrans noirs pour cannes blanches (MFI HEBDO : Culture Société Liste des articles 01/10/2004)
La mairie de Paris a inauguré mardi 21 septembre 2004 un projet-pilote destiné à permettre aux sourds et malvoyants d’avoir accès au cinéma. C’est dans la salle principale d’un grand cinéma de la Rive Gauche, avec la projection en avant-première de Comme une image, d’Agnès Jaoui, que l’expérience a été lancée.
(http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/CultureSociete/1338.asp)
n Après la Seconde Guerre mondiale, des aviateurs de la Royal Air Force britannique, blessés au combat et devenus paraplégiques ont été en rééducation près de Londres. Un neurochirurgien de l’hôpital organisa à leur intention des jeux sportifs. La première rencontre sportive en fauteuil roulant eu lieu à Londres en 1948. Les premiers Jeux paralympiques eurent lieu en 1960 à Rome. Initialement prévu pour les personnes handicapées en fauteuil, ces jeux ont été progressivement ouverts aux athlètes amputés, aux déficients visuels etc.
Depuis Séoul en 1988, Jeux olympiques et paralympiques se déroulement sur les mêmes sites. Au fil du temps, les Jeux paralympiques d’été et d’hiver sont devenus un véritable événement sportif. Quatre mille personnes handicapées ont participé aux Jeux d’Athènes.
n Chez certains peuples iroquoïens (Indiens d’Amérique), on croyait qu’un homme avec un handicap avait été choisi par les esprits pour devenir chamane. (www.indien.nexenservices. com/amerindiens/chamanes.htm)
(Le chamane est la personne qui, dans les sociétés traditionnelles, est habituellement en rapport avec les êtres surnaturels par le biais des songes, des visions ou d’extases de pratiques médiumniques (possession par les esprits). Elle se consacre généralement à la guérison des maladies et exerce souvent des fonctions sacerdotales.)
n Répertoire « Loisir et Handicap » en ligne. A l’occasion de son 10ème anniversaire l’Agence Wallonne pour l’intégration des Personnes Handicapées propose un répertoire « Loisir et Handicap » en ligne, il s’agit donc d’activités de loisirs adaptés et accessibles aux personnes handicapées. Ce projet répond à une large demande de la part des personnes handicapées et de leur famille. (Contact : AWIPH- tel:0478/31 15 03 - Email : loisirs@awiph.be - Site web : http://wform.awiph.be/loisirs
n Le concours « Bricoleur du cœur » : organisé par Handicap international. Ce concours a récompensé en août 2005 trois inventions qui facilitent la vie des handicapés : une table adaptée aux valides et non valides, un porte-bagage pour chaise roulante et une voiture électrique à conduire d’une seule main. (Le Soir du 12 août 2005)
Pour plus d’info : www.handicapinternational.be
n Le CREHAM est une association qui œuvre depuis 25 ans à développer les talents artistiques des personnes handicapées mentales en arts plastiques et en arts de la scène et à les promouvoir par des expositions, des spectacles et des concerts. Pour plus d’indo : www.creahm.be

 Voici quelques noms célèbres de personnes handicapées qui ont réussi à percer dans le show business : Emmanuelle Laborie : actrice française sourde, Pascal Duquenne : acteur belge trisomique, Gilbert Montagnier : chanteur français aveugle, Stevie Wonder, chanteur américain.
n Mise en vente générale en France d’un timbre à 0,53 euro à l’occasion du trentième anniversaire de la loi d’orientation en faveur des personnes handicapées du 30 juin 1975, votée à l’initiative de Simone Veil, ministre de la santé de l’époque. Le timbre dessiné par Michel Granger échappe au stéréotype du fauteuil roulant (...) « La main est juste là pour aider le personnage constitué d’étoiles, explique Michel Granger. La main peut disparaître, il n’en continuera pas moins de vivre. » En même temps, « ce personnage se dégage de son handicap ». Le Monde (18/06/05) La loi pour les handicapés a trente ans
n Il existe des sites internet qui offrent aux personnes malvoyantes la possibilité de configurer les pages internet (www.voirplus.net, www.braillenet.org). De plus, la société E-Cedi édite des logiciels Handilog qui améliorent la navigation des personnes handicapées.
n La RTBF et son opération CAP48, Le Ligueur et de nombreux partenaires publics et du secteur du handicap se sont rassemblés pour mettre sur pied la 1ère Journée Portes Ouvertes des institutions et services pour personnes handicapées. Le samedi 24 septembre, plus de 50 institutions en Communauté française et en Communauté germanophone ont accueilli le grand public pour leur faire rencontrer les personnes handicapées, leur cadre de vie, leurs aspirations et projets.grande première !
Cette initiative est pionnière à plusieurs titres, puisqu’elle regroupe l’ensemble des acteurs de Wallonie et de Bruxelles, les différentes situations de handicap, avec l’objectif commun de promouvoir une découverte humaine de ces personnes différentes. C’est aussi l’occasion pour l’ensemble de ce secteur de mettre en avant ses forces et ses compétences à travers une réalité trop peu connue dans ses dimensions économiques et sociales.
L’émission de rentrée de « Ca Bouge » diffusée le 23 septembre sur La Deux, fut consacrée à cette initiative.
Pour en savoir plus
n La dernière heure (06/07/2005) : Des gares handicapés non admis. 3200 signatures et la SNCB ne bouge pas !
Activité pédagogique
n Conte : L’Enfant aux Deux Yeux. Disponible chez Amnesty International, opération main tendue, 2003.
Bibliographie
A. JOLLIEN, Le métier d’homme, Seuil,
A. JOLLIEN, Eloge de la faiblesse, Cerf,
Vidéos/Films
n Vol au dessus d’un nid de coucou, Milos Forman (1975)
n Elephant Man, David Flynch (1980)
n Rainman, Barry Levinson (1988)
n An Angel at my Table, Jane Campion (1990)
n My Left Foot, Jim Sheridan (1994)
n Huitième Jour, Jaco van Dormael (1996) Ce film (accompagné d’un dossier pédagogique) est disponible au Centre Culturel des Grignoux (04/222 27 78)
n Bienvenu à Gattaca, Andrew Nichols (1997)
n Dancer in the dark, Lars Van Trier (2000)
n Les Rivières Pourpres, Mathieu Kassovitz (2000)

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse