Hamid Babaei

En Iran, le pouvoir judiciaire reste soumis aux ingérences des services de sécurité. Les procès, particulièrement ceux qui se déroulent devant des tribunaux révolutionnaires, sont le plus souvent iniques. Les procureurs sont autorisés à empêcher les avocats d’avoir accès à une partie, voire à la totalité des documents à charge dans les affaires liées à la sécurité nationale. Les tribunaux condamnent des accusés en l’absence d’avocats ou sur la base d’« aveux » ou d’autres éléments obtenus sous la torture ou d’autres formes de mauvais traitements.

Hamid Babaei

Condamné à six ans d’emprisonnement pour des motifs hasardeux par la justice de son pays, Hamid Babaei, étudiant iranien en Belgique, n’a jamais eu droit à un procès équitable.

Iran, 13 août 2013. Au moment de reprendre l’avion vers la Belgique, où il y suit des études, Hamid n’est pas autorisé à quitter le territoire iranien et est convoqué au ministère du Renseignement. Sa femme, Cobra Parasajoo, étudiante en Belgique elle aussi, l’accompagne mais ne peut assister à l’entretien. À la fin de la journée, elle apprend que son mari a été arrêté. Le 21 décembre 2013, Hamid est condamné à six ans d’emprisonnement pour « atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des États hostiles ».

Le motif réel de cette condamnation est vraisemblablement son refus d’espionner d’autres étudiants iraniens en Belgique, ce que lui avait demandé le ministère du Renseignement. Hamid n’a pas eu le droit de consulter l’avocat de son choix et l’appel qu’il avait interjeté en février 2014 a été rejeté. En février, il a été placé à l’isolement puis transféré de la prison d’Evin (Téhéran) à celle de Rajai Shahr (Karaj), connue pour ses conditions de détention plus rudes encore. Or, il souffre de problèmes de santé sérieux et son état actuel est préoccupant.

Venez écrire pour qu’Hamid ait le droit d’exiger l’avocat de son choix, de voir sa famille et de bénéficier de soins médicaux !

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse