Raif Badawi

L’État saoudien réprime violemment les personnes qui le critiquent, notamment les blogueurs et autres commentateurs en ligne, en les arrêtant et en les incarcérant. Beaucoup de ces personnes sont jugées dans le cadre de procès inéquitables par des tribunaux n’appliquant pas une procédure régulière.

Raif Badawi

Condamné notamment à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression, le blogueur saoudien Raif Badawi risque chaque vendredi d’être flagellé.

Le 7 mai 2014, Raif Badawi a été condamné par le tribunal pénal de Djedda à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet (répartis sur 20 semaines, à raison de 50 coups chaque vendredi), assortis d’une interdiction de voyager pendant 10 ans à l’issue de sa peine, d’une interdiction d’utiliser les médias et d’une amende d’1 million de riyals saoudiens (environ 226 000 euros). Le jugement rendu contre lui est lié à la création de son site internet, « Libérez les libéraux saoudiens », et à des accusations selon lesquelles il aurait « insulté l’islam ». Raif Badawi est détenu depuis le 17 juin 2012. Son avocat, Waleed Abu al Khair, est également en prison (voir page 27).

Le 9 janvier 2015, Raif a reçu publiquement les 50 premiers coups auxquels il a été condamné. Sur avis médical, les flagellations du 16 et du 23 janvier ont été reportées. Celles de tous les vendredis suivants ont également été reportées, mais sans motif officiel. Cette condamnation à la flagellation, châtiment qui viole l’interdiction de la torture et de tout autre traitement cruel, inhumain ou dégradant inscrite dans le droit international, doit être annulée au plus vite. Il est urgent que les autorités saoudiennes cessent d’accuser, de poursuivre et de condamner des militants simplement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression.

Venez écrire pour que Raif soit libéré et que sa condamnation soit annulée !