Saman Naseem

En Iran, la peine de mort est prévue pour toute une série d’infractions, dont des crimes aussi vagues que l’« inimitié à l’égard de Dieu ». Dans de nombreux cas, la condamnation à mort intervient à l’issue d’un procès inique, et concerne un grand nombre de mineurs, ce qui va à l’encontre du droit international.

Saman Naseem

Condamné à mort sur base d’aveux plus que probablement arrachés sous la torture, Saman Naseem, 17 ans au moment des faits qui lui sont reprochés, va bénéficier d’un nouveau procès.

Saman avait 17 ans quand il a été arrêté, en juillet 2011, pour son appartenance à un groupe d’opposition armée kurde et pour avoir pris les armes contre l’État. En avril 2013, il est condamné à mort pour « inimitié à l’égard de Dieu » et « corruption sur Terre », notamment en raison de son implication dans des activités armées à l’encontre des Gardiens de la révolution. Au début de l’enquête, Saman admettait avoir tiré sur ces derniers. Il est revenu sur sa déclaration, affirmant avoir tiré en l’air et ne pas connaître le contenu des « aveux » écrits qu’il a été obligé de signer, plus que probablement après avoir été torturé.

Son exécution était programmée le 19 février 2015. Grâce à la mobilisation de milliers d’entre nous, les autorités iraniennes ont finalement annulé sa condamnation à mort. Saman fait maintenant face à un nouveau procès.

Venez signer pour que le procès de Naseem soit conforme aux normes internationales, sans recours à la peine de mort, et en accord avec les principes de justice pour les mineurs délinquants !