Un professeur de la VUB risque d’être condamné à mort

Amnesty International lance ce jeudi 9 février une pétition en faveur d’Ahmadreza Djalali, un médecin iranien enseignant la médecine de catastrophe à la VUB et menacé d’être condamné à mort en Iran. L’organisation de défense des droits humains demande notamment qu’il soit libéré, à moins qu’il ne soit inculpé en vertu du droit pénal, conformément au droit et aux normes internationales, et qu’il ait droit à un procès équitable. Les signatures récoltées seront déposées à l’ambassade d’Iran, à Bruxelles, le 14 février prochain.

« Les autorités iraniennes peuvent faire preuve d’un cynisme et d’une cruauté sans borne envers leurs propres citoyens. Elles le prouvent une nouvelle fois avec Ahmadreza Djalali, dont le sort nous préoccupe beaucoup. Son état de santé, particulièrement, qui se détériore rapidement. Il faut agir, et vite. », explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

Arrêté par des agents du Ministère des renseignements le 25 avril dernier lors d’un voyage en Iran, Ahmadreza Djalali est détenu depuis lors à la prison d’Evin. En décembre 2016, les autorités l’ont soumis à une intense pression, notamment en vue de le faire signer une déclaration où il « reconnaissait » être un espion pour le compte d’un « État hostile ». Ahmadreza Djalali a entamé une grève de la faim le 26 décembre 2016 et sa santé s’est depuis détériorée. Le 31 janvier dernier, sans que son avocat ne soit présent, il a été présenté devant la 15e chambre du Tribunal révolutionnaire, où il lui a été signifié qu’il était accusé « d’espionnage » et pourrait être condamné à mort. Son avocat n’a par ailleurs pas été autorisé à suivre son cas et n’a pas reçu le dossier judiciaire.

Outre la libération d’Ahmadreza Djalali, à moins qu’il ne soit inculpé en vertu du droit pénal, conformément au droit et aux normes internationales, Amnesty International demande aux autorités iraniennes de lui garantir un accès à un professionnel de santé, de veiller à ce qu’il soit protégé de toute punition relative à sa grève de la faim et de lui garantir un accès à l’avocat de son choix et aux membres de sa famille. L’organisation de défense des droits humains demande par ailleurs à la Belgique de continuer, dans le cadre de cette affaire, à mettre la pression sur les autorités iraniennes.

Le cas d’Ahmadreza Djalali fait écho à celui d’Hamid Babaei, un étudiant iranien de l’ULg condamné le 21 décembre 2013 à six ans d’emprisonnement pour « atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des États hostiles », en l’occurrence la Belgique. Ces accusations sont nées, semble-t-il, après qu’il ait refusé d’espionner des étudiants iraniens vivant en Belgique pour le ministère des Renseignements.

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