Je ne suis pas sûr que vous avez passé de bonnes vacances, reposantes, revigorantes et que vous êtes en pleine forme...

Cet article est aussi l’éditorial du numéro de juillet-septembre 2016 de notre journal "Le Fil"

...parce que de mon côté, je dois vous avouer que ça n’a pas été un été facile.
J’ai lu d’un oeil un peu plus distant les nouvelles du monde pendant l’été (chassez-les, elles vous reviennent de toute manière). Et bien, chaque jour, j’ai pris une claque en lisant la gazette.
J’ai vu un monde où le terrorisme a pris des proportions inouïes.
J’ai lu les torrents de menaces de mort et d’insultes à l’égard du délégué général aux droits de l’enfant et à sa famille, parce qu’il avait osé demandé une réflexion sur les causes structurelles qui construisent les malades qui nous détruisent. Pourtant, expliquer les tremblements de terre, ce n’est pas les justifier.
J’ai vu les statistiques, terribles, cruelles — mais si loin parce que derrière nos murs — du nombre de migrants qui ont trouvé la mort en Méditerranée depuis le début de l’année.
J’ai vu des coups d’état et leurs répliques sanglantes et disproportionnées.

Au détour de chaque forum sur internet, j’ai failli vomir, tant le racisme et les appels au meurtre y sont nombreux.

Et pourtant, que ce soit en tant que membres d’Amnesty, ou tout simplement en tant que citoyens, nous ne pouvons pas laisser tomber. Des millions de personnes sont aujourd’hui victimes dans le monde de cette haine que l’on ne cesse d’attiser. Et il y en aura encore d’autres, y compris nous-mêmes ou des membres de notre entourage qui les rejoindront, si nous ne réagissons pas.

Comment ? Il n’y a pas de recettes miracles, sinon cela se saurait. C’est d’ailleurs un combat journalier, partout où nous sommes, que nous devons mener.

Aujourd’hui, oser parler différemment est déjà courageux. Avancer les droits humains, tout simplement le respect de l’autre, doit être notre préoccupation quotidienne. Les ennemis de la démocratie et des droits humains sont à deux doigts de l’emporter.

J’espère que vous allez nous aider à trouver de nouvelles idées, à vous démener là où vous vivez, pour réinventer un monde pour lequel nos ancêtres se sont battus et qui est en train de s’effondrer.

La défense des droits fondamentaux, ce n’est plus une affaire de loisirs, d’activités de bénévolat (ça l’est aussi, évidemment !). C’est le baxter que nous devons tenir à bout de bras pour sauver notre société moribonde. C’est surtout la startup qui permettra de reconstruire une société qui pense à toutes et à tous. Respectueusement.

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