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Lancée en 2006 à l’initiative du mouvement de défense des droits des femmes iraniennes, la Campagne pour l’égalité vise à mettre fin aux discriminations faites aux femmes en vertu du droit iranien. Plusieurs militants ont été arrêtés ou jugés pour des activités tout à fait légales, telles que l’organisation de rassemblements pacifiques, d’ateliers éducatifs ou de pétitions en faveur d’une réforme législative.

Les autorités ont bloqué l’accès depuis l’Iran au principal site Internet de la Campagne à au moins 12 reprises. Elles ont en outre fréquemment refusé d’autoriser la tenue de réunions publiques et les militants ont pris l’habitude d’organiser leurs ateliers chez des sympathisants, dont certains ont ensuite été convoqués par des responsables de la sécurité intérieure pour être interrogés.

Des militants de la Campagne pour l’égalité ont également été empêchés de se rendre à l’étranger. En mars 2008, le passeport de Parvin Ardalan lui a été confisqué pendant soixante-douze heures. Il lui a été interdit de quitter l’Iran pour recevoir le prix Olof Palme – distinction récompensant des défenseurs des droits humains – dont elle était la lauréate du fait de son action en faveur des femmes en Iran.

On sait que des dizaines de défenseurs des droits des femmes ont été arrêtés, appelés à comparaître ou jugés depuis 2006. La plupart d’entre eux ont été inculpés d’atteintes à la sécurité intérieure, infractions définies en termes vagues. Les autorités retiennent ce type de charges contre les militants dans le but de restreindre leurs droits internationalement reconnus à la liberté d’expression et d’association quand ils essaient de défendre et de faire progresser les droits des femmes en Iran. Deux membres de la Campagne pour l’égalité – Ronak Safarzadeh et Hana Abdi – sont actuellement considérées par Amnesty International comme des prisonnières d’opinion, uniquement incarcérées pour avoir œuvré en faveur des droits des femmes et des droits de la minorité kurde d’Iran.

Deux membres de la campagne pour l’égalité sont actuellement considérées par Amnesty International comme des prisonnières d’opinion, uniquement incarcérées pour avoir oeuvré en faveur des droits des femmes et des droits de la minorité kurde d’Iran.

En Iran, les femmes sont victimes d’une large discrimination se fondant sur le droit. Elles sont exclues de nombreux domaines clés du pouvoir : elles ne peuvent par exemple ni occuper la fonction de juge ni se présenter à l’élection présidentielle. Le même crime est puni moins sévèrement lorsque la victime est une femme que lorsqu’il s’agit d’un homme. Le témoignage livré par une femme devant un tribunal a deux fois moins de valeur que celui d’un homme. Les hommes peuvent pratiquer la polygamie et ont le droit de divorcer à leur convenance, pas les femmes.

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