Les raisons d’agir maintenant

A l’occasion de la journée internationale de mobilisation pour le Darfour du 13 avril, des dizaines de milliers de personnes demanderont à leurs gouvernements et aux Nations Unies le déploiement sans délais d’une force internationale de protection des populations, pour que les enfants du Darfour – et les millions de civils touchés par cinq années de conflit sanglant et de déplacements forcés- puissent enfin vivre en paix.

Après cinq années de conflit, vingt résolutions des Nations Unies, plus de
200 000 morts, 2,5 millions de personnes déplacées de force, des milliers de femmes victimes de violences sexuelles et de viols, 75 enfants qui meurent chaque jour, la situation humanitaire continue à se dégrader et la crise des droits humains s’aggrave.

L’accord de paix signé en mai 2006 n’a apporté ni la paix ni la stabilité. Les civils innocents sont toujours pris pour cible par les milices Janjawid et les forces gouvernementales. Pire encore, ces atrocités se sont étendues au Tchad avec l’incursion des Janjawids de chaque côté de la frontière.
Des viols commis pour la plupart par des forces pro-gouvernementales continuent en toute impunité et les forces de maintien de la paix sont incapables de protéger des victimes dont certaines ne sont que des enfants.
Depuis 2003, répartis dans 12 camps de réfugiés au Tchad, 240 000 Darfouris ont fui devant les attaques perpétrées contre leurs villages par les forces armées soudanaises, les milices Janjawids et des groupes armés d’opposition. Ils dépendent presque entièrement de l’aide humanitaire.
Le 25 septembre 2007, le Conseil de sécurité des Nations unies adoptait à l’unanimité la résolution 1778, autorisant la mise en place dans l’est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine d’une opération des Nations unies (MINURCAT), appuyée par une force militaire européenne, l’EUFOR.

Face à l’intensification du conflit entre le gouvernement tchadien et les mouvements rebelles, notamment lors des 2 et 3 février 2008, les forces de l’EUFOR ont retardé leur déploiement pour le faire débuter qu’ à partir du 12 février. A ce jour, seuls 9 000 des 26 000 soldats requis pour la force hybride de maintien de la paix ont été déployés dans la région.

L’aggravation du conflit pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la population déjà très affectée de l’est du Tchad. L’insécurité a contraint les organismes internationaux d’aide humanitaire à évacuer leur personnel des camps de réfugiés, et les autorités ont fait de même avec les gendarmes qui assuraient un minimum de sécurité dans les camps.

La communauté internationale a trop attendu, sa naïve tolérance n’a fait en rien fléchir le président soudanais. Il est urgent d’agir pour sauver les civils du Darfour, il est urgent d’appliquer les résolutions de l’ONU, il est urgent de tenir parole.

Avec Amnesty International, appelez toutes les parties impliquées dans le conflit / les Nations Unies à agir sans tarder pour la protection des populations du Darfour. Agissez maintenant sur Isavelives.be

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