États-Unis — Les 100 premiers jours du président Obama — Faits et chiffres

Le président Barack Obama a promulgué trois décrets et un mémorandum le 22 janvier 2009, ordonnant la fermeture du centre américain de détention de Guantánamo dans un délai d’un an, la fin du programme de détentions secrètes de longue durée de la CIA, l’interdiction des techniques d’interrogatoire « renforcé », la révision de la politique de détention et de transfert des prisonniers, et le réexamen du cas d’Ali al Marri, seul « combattant ennemi » détenu sur le territoire américain au moment de l’investiture.

Un détenu de Guantánamo a été libéré depuis l’entrée en fonction du président Barack Obama.

Quelque 240 prisonniers sont toujours incarcérés à Guantánamo.

Aucun détenu de Guantánamo n’a été inculpé d’une quelconque infraction pénale par le nouveau gouvernement. Ali al Marri a été inculpé en vue d’être jugé devant un tribunal fédéral.

On est toujours sans nouvelles de plus d’une trentaine de personnes qui auraient été incarcérées dans le cadre du programme de détention secrète des États-Unis ; on ignore où elles se trouvent et quel sort leur a été réservé.

Plus de 500 hommes sont toujours incarcérés sans inculpation, jugement, ni révision judiciaire de leur détention, à la base aérienne américaine de Bagram, en Afghanistan.

Le ministère de la Justice révèle que la CIA a détruit 92 enregistrements vidéo d’interrogatoires filmés dans le cadre du programme de détention secrète. Ces enregistrements étaient susceptibles de contenir des preuves d’actes de torture et d’autres atteintes aux droits humains.

Les mémorandums publiés par le gouvernement d’Obama révèlent que Khalid Sheikh Mohammed a été soumis au « waterboarding » (simulacre de noyade) à 183 reprises en mars 2003 et Abu Zubaydah à 83 reprises en août 2002, dans le cadre du programme américain de détention secrète.

Personne n’a été déféré à la justice pour les actes de torture et les disparitions forcées – crimes sanctionnés par le droit international – commis dans le cadre du programme de la CIA. Aucune victime d’atteintes aux droits humains n’a bénéficié d’un véritable recours ni de réelles réparations.

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