URUGUAY

Info-bulletin n°2 Janvier 2003

Info-bulletin n°2
URUGUAY

La grave crise économique pourrait faire demander par le gouvernement au FMI le report du paiement de la dette extérieure de 6.000 millions de dollars, après une chute de l’activité commerciale de 25% en 2002.
Les partis Encuentro Progresista-Frente Amplio (EPFA, gauche), principale force politique, et Nuevo Espacio (centre-gauche) ont signé un accord pour se présenter ensemble aux élections présidentielles de 2004 sous le nom Nueva Mayoría.

La Commission de la Paix, créée par le gouvernement en 2000 pour éclaircir les disparitions de quelque 40 personnes pendant la dictature (1973-1985), rendra son rapport en février. Quelques organisations qui rassemblent des militaires ont émis un communiqué dans lequel elles se questionnent sur la publication de ce rapport.

L’ex président Juan María Bordaberry (1972-1976) a été accusé auprès de la Cour Suprême de Justice pour sa participation au coup d’état de 1973, début de la dictature, par l’association de Familles des Assassinés pour des Motifs Politiques, tandis que la justice a repris l’enquête sur l’assassinat de huit communistes en 1972, dont est accusé Bordaberry.
En octobre, la justice avait envoyé en prison a l’ex ministre de Bordaberry Juan Carlos Blanco, pour sa responsabilité dans l’enlèvement d’Elena Quinteros en 1976.
Début novembre, une plainte pour la disparition de 12 uruguayens en Argentine en 1976 a été classée à la demande du procureur Enrique Moller, qui s’appuyait sur la loi d’amnistie adopté en Uruguay en 1985, à la fin de la dictature, à laquelle a suivi en 1986 la Loi de Caducité de la Prétention Punitive de l’Etat (loi d’impunité).

Les investigations sur les assassinats en 1976 en Argentine du sénateur Zelmar Michelini et du député Héctor Gutiérrez Ruiz, commencés en 1985 et classées, pourraient être reprises.

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