Écrire L’acteur Andro Chichinadze détenu pour avoir manifesté est privé de justice

Pour AGIR : copiez-collez le modèle de lettre ci-dessous dans le cadre bleu et envoyez-le par email au Procureur général de Georgie, Giorgi Gvarakidze : mla@pog.gov.ge et mettez en copie l’ambassade de Georgie à Bruxelles : geomission.eu@mfa.gov.ge

Vous pouvez aussi personnaliser votre courrier avant de l’envoyer, cela augmentera la probabilité qu’il parvienne aux destinataires. Veillez à ce que votre courrier soit respectueux et persuasif - n’utilisez pas de langage haineux. Expliquez que vous suivrez de près cette campagne et que vous en parlerez à d’autres personnes.

Pour que nous puissions faire un suivi des actions, merci de mettre action@amnesty.be en copie cachée (Cci) de votre mail.

L’acteur géorgien Andro Chichinadze a été arrêté en décembre 2024 lors de manifestations pro-européennes. Il est accusé d’avoir lancé un « objet » en direction de policiers et a été inculpé de « violences en réunion », aux côtés de 10 autres manifestant·e·s ayant été placés en détention.

Son audience de mise en détention provisoire et celle de ses coaccusés, ainsi que le procès qui a suivi, ont été entachés de nombreuses atteintes au droit à un procès équitable, et les accusations portées contre ces personnes semblent motivées par des considérations politiques.

La détention d’Andro Chichinadze et de ses coaccusés doit être réexaminée et ils doivent pouvoir bénéficier d’un procès équitable ou être immédiatement libérés.

L’acteur Andro Chichinadze est une personnalité publique bien connue en Géorgie et un critique déclaré du gouvernement. Il a participé aux manifestations pro-européennes de novembre-décembre 2024. L’un de ses coaccusés, le comédien Onise Tskhadadze, est également une personnalité publique. Outre les violations des droits humains, notamment les atteintes au droit à un procès équitable dont ont été victimes les 11 coaccusés, Andro Chichinadze et Onise Tskhadadze semblent avoir été spécifiquement montrés du doigt par des responsables gouvernementaux, semble-t-il en raison de leur visibilité en tant que figures de la contestation, de sorte à créer un effet dissuasif.

Le ministère public a inculpé les 11 coaccusés de « violences en réunion » contre des policiers, un « crime grave » en vertu de l’article 225 du Code pénal géorgien, passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison (pour les « organisateurs » et jusqu’à huit ans pour les « participants »). Il n’a cependant pas été prouvé que les actes dont ils sont accusés (avoir jeté des « objets » sur les forces de police) étaient prémédités, coordonnés ni liés à un plan de plus grande ampleur, éléments clés de la définition juridique de ce crime. Il n’existe aucune preuve que les actes en question aient causé des dommages ou des préjudices.

Par ailleurs, lors du procès, les témoins de l’accusation, notamment des policiers disant avoir été victimes de « violences en réunion », n’ont pas été en mesure d’identifier Andro Chichinadze ni Onise Tskhadadze comme étant les personnes ayant commis des actes de violence à leur encontre. Les neuf autres coaccusés sont : Jano Archaia, Ruslan Sivakov, Luka Jabua, Guram Mirtskhulava, Valeri Tetrashvili, Giorgi Terishvili, Irakli Kerashvili, Revaz Kinadze et Sergei Kukarchuk.

Depuis plus d’un an, des manifestations ont lieu dans toute la Géorgie, contre le projet de loi sur la transparence des influences étrangères en avril et mai 2024, les résultats contestés des élections d’octobre de la même année et la suspension du processus d’adhésion à l’UE en novembre-décembre 2024.

La police a recouru à une force illégale pour disperser des manifestant·e·s majoritairement pacifiques, prenant la forme d’arrestations arbitraires, de passages à tabac et d’autres mauvais traitements, qui ont fait des blessés et entraîné la détention arbitraire de centaines de manifestant·e·s. La police a également poursuivi des personnes ayant participé à des manifestations en dehors de ces événements, procédant à des fouilles et à des arrestations à leur domicile et sur leur lieu de travail.

Quelque 500 manifestant·e·s auraient été placés en détention lors des seules manifestations de novembre et décembre.

Amnesty International a fait état du recours généralisé à la torture et à d’autres mauvais traitements contre des manifestant·e·s détenus, de l’utilisation abusive de la justice pénale contre l’opposition politique et d’autres voix contestataires, ainsi que de représailles sexistes, notamment des violences, contre des manifestantes en Géorgie.

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